samedi 19 mai 2012

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, Jonas Jonasson

Présentation de l'éditeur :
Alors que tous dans la maison de retraite s’apprêtent à célébrer dignement son centième anniversaire, Allan Karlsson, qui déteste ce genre de pince-fesses, décide de fuguer. Chaussé de ses plus belles charentaises, il saute par la fenêtre de sa chambre et prend ses jambes à son cou. Débutent alors une improbable cavale à travers la Suède et un voyage décoiffant au cœur de l’histoire du XXe siècle. Car méfiez-vous des apparences ! Derrière ce frêle vieillard en pantoufles se cache un artificier de génie qui a eu la bonne idée de naître au début d’un siècle sanguinaire. Grâce à son talent pour les explosifs, Allan Karlsson, individu lambda, apolitique et inculte, s’est ainsi retrouvé mêlé à presque cent ans d’événements majeurs aux côtés des grands de ce monde, de Franco à Staline en passant par Truman et Mao... 

Ce que j'en dit :
Roman dont le titre m'avait interpellé. De plus il avait de bonnes critiques mais de cela je m'en méfie.
Et effectivement ce fut un drôle de roman.
Le jour même de ses 100 ans, Allan chaussé de charentaise saute de sa fenêtre du premier étage où il a sa chambre dans la maison de retraite. Hors de question pour lui de fêter son centième anniversaire en mauvaise compagnie...Non, non, je ne dévoilerais pas le début des aventures d'Allan car ce sera à vous de le découvrir !
En bref, Allan commence de nouvelles aventures : racontre de nouveaux personnages qui suivent le veillard dans ses aventures sachant que des voyous lui sont après. (Allez savoir pourquoi ? ;)
Est-ce que ces pauvres personnes démunis pourront faire face à une jeunesse révolté et violente? C'était un vrai délice de le lire =)
De plus pour mieux comprendre Allan et son envie d'aller voir ailleurs, les chapitres se partagent entre le présent et le passé, remontant à la naissance d'Allan à comment il en est arrivé à la maison de retraite.
On s'appercevra bien vite qu'Allan avait déjà une grande âme de voyageur, d'aventurier, et eu beaucoup d'incidence diplomatiques avec quelques grands hommes politiques grâce à un des ses talents dont il en a été professionnel.
Au présent, Allan est recherché par les autorités qui ont dut mal à comprendre ce qui se passe et à suivre Allan...
Un roman plein d'ironie, d'humour. Un très bon roman avec lequel j'ai passé beaucoup de temps à sourire et noté des passages tellement c'était gros :D
Un roman que je recommande à lire.

vendredi 18 mai 2012

La vengeance du wombat, Kenneth Cook

Présentation de l'éditeur :
Wombats sur ma gauche, wombats sur ma droite : tous piétinaient et grognaient. Planté parmi eux au clair de lune, immense, le corps flasque et hardi, le filet dans une main, la seringue dans l'autre, j'attendais le wombat qui m'intéressait. [...] Avec l'aisance du geste entraîné, je lui lançai le filet sur le corps. Il le déchiqueta en moins de deux secondes. [...] Comment étais-je censé m'y prendre à partir de là ? K. C.
Une rencontre dans un bar, quelques bières fraîches, et voilà Kenneth Cook, écrivain d'âge mûr « en léger surpoids », embarqué dans d'incroyables aventures où la faune humaine et animale du bush joue le premier rôle. Kangourou suicidaire, koalas explosifs, wombats vindicatifs, aborigènes roublards finissent toujours par contrarier son penchant naturel pour le confort. Heureusement, car Cook en tire une brassée d'histoires plus vraies que nature, racontées avec un art consommé du gag. Une lecture jubilatoire.

En deux mots :
J'avais lu du même auteur "Le koala tueur" que j'avais adoré la plupart des nouvelles / récits. Mais là, je dois dire que c'est encore plus fort que le précédent. L'auteur l'écrira plusieurs fois d'ailleurs dans ce nouveau receuil que beaucoup doute que se soient de vraies histoires et que pourtant elles sont vraies ! Pour certains animaux d'Australie, je veux bien le croire...mais comment dire, des fois il parait impossible que se soit la stricte vérité. D'ailleurs, il n'y a pas que des histoires d'animaux, mais aussi des peronnes - des hommes - du bush racontré avec qui l'auteur aurait, semble-t-il, eu des mésaventures.
Si vous recherchez un livre avec qui passez un bon moment, voir rire : lisez-le !! Anti-coup de cafard guarantie :D

Death Note, tome 1 - Black edition ; Tsugumi Ohba et Takeshi Obata

Présentation de l'éditeur :
Light Yagami ramasse un étrange carnet oublié dans la cour de son lycée. Selon les instructions du carnet, la personne dont le nom est écrit dans les pages du Death Note mourra dans les 40 secondes !! Quelques jours plus tard, Light fait la connaissance de l'ancien propriétaire du carnet : Ryûk, un dieu de la mort ! Poussé par l'ennui, il a fait entrer le carnet sur terre. Ryûk découvre alors que Light a déjà commencé à remplir son carnet !
Light entend bien imposer au monde sa vision de la Justice ! De nombreux criminels sont morts après que leurs noms aient été inscrits dans le Death Note ! Alerté par ces morts étranges, le FBI enquête au Japon. Light fait partie des suspects mais, grâce au Death Note, il parvient à se débarrasser des soupçons qui pèsent sur lui. Malgré cela, L, continue à suivre le jeune homme ! 

Mon petit mot dessus :
L'envie de lire ce manga psycho-thriller était dut suite à un article en finnois dans un magazine spécialisé dans les manga ( que j'adore ^^). Pour être honnête c'était surtout le graphisme qui m'avait attiré et après quelques recherches, c'était décidé : il fallait que je lise au moins le premier tome !

Ryûk - pour être franche j'ai dut mal par sa représentation graphique tellement il est horrible à mon gôut - Dieu de la mort, s'ennuie ferme dans son monde. Bizzarement il a perdu son Death Note...dans le monde humain. Et il sait bien sur ce qui peut se passer si l'un d'entre d'eux le découvre. C'est à se demander si ce cher Dieu ne cherche pas à expérimenter.
Light est un jeune lycéen, élève studieux qui espère un jour entrer dans les forces de la police comme son père.Il trouve un drôle de carnet qu'est le Death Note, et y lit les instructions. 
Mais voilà que Light décide de faire justice, de nettoyer un peu de la mauvaise vermine à sa facon en utilisant ce carnet spécial.
Ryûk se présentera à Light, et cherchera à comprendra sa facon de faire. De plus Ryûk est curieux de voir comment le jeune homme s'en sortira alors que la police recherche le tueur en série qui sévit et ne s'en prend qu'aux malfaiteurs. 
Le FBI y interviendra avec un jeune homme appelé L. L comprendra très vite comment fonctionne cette personne recherché...quand à Light, il ne souhaite que de savoir qui est L, et quel est son visage.

Ryûk et Light
Un manga que j'ai beaucoup aimé pour son côté psychologique : qui a le droit de vivre ou non, sans que Light se sente coupable puisque pour lui il a son avis sur le sujet. Tout ca sous forme de thriller au Japon.
Et j'attends avec impatiance mes vacances d'été pour avoir accès au cinq prochain tomes.

jeudi 17 mai 2012

Les tétins de sainte Agathe, Giuseppina Torregrossa

Présentation de l'éditeur :
Chaque année, le 5 février, Agata transmet à sa petite-fille Agatina les secrets de la préparation des gâteaux en l'honneur de la sainte dont elles portent toutes deux le prénom. Tandis qu'elles pétrissent les cassatelle en forme de sein, la grand-mère raconte le martyre de la sainte. À travers cette histoire dramatique, elle enseigne à sa petite-fille une règle absolue : « Tu dois savoir que, si tu ne ressens pas de plaisir quand ils te touchent, les hommes se sentent atteints dans leur virilité, mais gare à toi si tu y prends du plaisir, parce que là ils te prennent pour une putain. » C'est l'un des nombreux avertissements qu'Agata laisse en héritage à sa petite-fille … De Catane à Palerme, dans une langue savoureuse et malicieuse, Giuseppina Torregrossa nous raconte la vie mouvementée d'Agatina. Se souviendra-t-elle des précieux conseils de sa grand-mère ?

Rapidement :
Un roman que j'avais beaucoup aimé au début de la lecture et puis, petit à petit lorsque nous suivons les ébats amoureux d'Agatina je commencais à m'en lasser.
Ce qui est dommage car j'aimais bien cette relation grand-mère - petite fille, avec leur tradition lors de la Sainte Agathe, dont nous en apprendrons sur le martye de celle-ci. 
A travers ses souvenirs, Agatina nous partegera son enfance puis son adolescence et sa relation avec ses propre parents, et pourquoi cette tradition est si importante aux yeux de sa grand-mère.
Un roman qui m'a fait découvrir des traditions culinaires italiennes, qui sent le soleil, la méditérannée...et la naiveté de certaines jeunes femmes à l'amour.

Les trois saisons de la rage, Victor Cohen-Hadria

Présentation de l'éditeur :
Formidable catalogue des mœurs, croyances et turpitudes du monde rural, Les Trois Saisons de la rage, qui se situe en Normandie, est autant le roman d'un médecin de campagne au XIXe siècle que l'évocation universelle de ce qui suscite les comportements humains. Tissant une foisonnante intrigue de destins, de situations et de révélations où la naïveté, le cynisme, l'égoïsme, l'avidité et le désir mènent la ronde, il confirme le talent de Victor Cohen Hadria, l’ auteur des Chroniques des quatre horizons, dont la vision du monde, lucide, et même impitoyable, n’est pourtant pas dépourvue d'humanité.


Ce que j'en dit rapidement :
L'ayant commandé surtout après avoir lu la présentation sur le site du livre de poche, un médecin de campagne de la deuxième moitié du XIXe siècle, cette lecture me disait bien.
Le d´but est une femme qui repart d'une maison avec des lettres avec elle, de la lecture. Qui est cette femme ? Nous ne le serons qu'à la fin.
Sinon le roman est partagé entre trois parties :
- le prologue
- le récit 
- l'épilogue.
Le prologue est une correspondance où le docteur Le Coeur sert d'intermédiaire pour une famille de paysans illitrés, et une jeune femme, via un de ses confrère -médecin dans l'armée- pour le fils de cette pauvre famille et la dulcinée de celui-ci.
Un échange de correspondance intérressant du point de vue des deux professionnelles de la santé avec leur point de vue par rapport à leur facon de s'y prendre avec les patients, mais aussi les différences de moeurs entre eux et le peuple pauvre. Comme il a été fait remarqué dans une des lettre : l'argent des riches peut acheter les pauvres ; les riches restent au chaud chez eux, tandis que les plus pauvres sont envoyés à la bataille...
Le récit est le journal du médecin de campagne Le Coeur. Où il écrit plus au moins son quotidien, ses avis partagés ou non par rapport à certains progrès de la médecine, comment il traite ses patients, sa vie sociale et sa correspondance avec cet autre médecin pour qui ils communiquent envers une famille et le fils ainé.
Ses recherches concernant la rage. Ses liens avec certains de ses patients.
Un facon de voir comment les gens vivaient, au milieu des affubulations, peurs du muvais oeil, réprésaille.
Je dois dire que certains passage étaient long...surtout du côté vie intime.
Son journal se tient durant trois saisons de l'année d'où le titre.
Mais plus je m'approchais de la fin, plus je me demandais comment cela allait se terminer...
L'épilogue est la fin du roman. Et je n'en dirais pas plus car je m'attendais pas une telle fin. Tout en sachant qui est cette jeune femme qui a eu accès à lecture.

mardi 1 mai 2012

Rosa candida, Audur Ava Olafsdottir

Présentation de l'éditeur :
Le jeune Arnljótur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens. Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphoner aux siens et de donner quelques tranquilles recommandations à son fils qui aura écouté sans s'en rendre compte les dernières paroles d'une mère adorée. Un lien les unissait : le jardin et la serre où elle cultivait une variété rare de Rosa candida à huit pétales. C'est là qu'Arnljótur aura aimé Anna, une amie d'un ami, un petit bout de nuit, et l'aura mise innocemment enceinte. En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa candida, Arnljótur part sans le savoir à la rencontre d'Anna et de sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile.

Mon petit mot dessus :
La lecture s'est fait en douceur. Cela prend un certain temps avant d'en arriver au vif du sujet : un jeune homme, d'une vingtaine d'années, entreprend un long voyage pour "restaurer" ce qui était autrefois un des plus beaux jardins au monde.
Nous ne connaitrons pas sa destination, seulement que c'est un petit patelin.
Derrière lui, il laisse son vieux père veuf, et son jumeau qui a des problèmes mentaux. Mais également une petite fille, un bébé de 7 mois.
Le bébé est née à une date assez particulière pour Arnljótur. Il n'a aucun contact avec la mère de son enfant. Seulement une photo de sa petite.
Sa passion pour les fleurs, il le doit à sa mère, d'où son rêve de s'occuper de ce jardin dans un monastère. Le temps de se remettre les idées en place, d'en savoir plus sur lui-même et ce qu'il souhaite faire après.
Jusqu'au jour où il apprend que la mère de son enfant veuille lui confier le bébé pour quatre semaines...
Cela a pris son bout de chemin pour en arriver lorsque le bébé entre dans sa vie affective. Nous pouvons sentir qu'il aime cette enfant dont il prendra le soin de la connaitre. Une belle histoire d'amour à sa facon.

dimanche 15 avril 2012

Je reviendrai avec la pluie, Takuji Ichikawa

Présentation de l'éditeur :
Depuis la mort de sa femme Mio, Takumi vit seul avec son fils Yûji, âgé de six ans. Il gère le quotidien et l'éducation de son fils du mieux qu'il peut. Une seule chose le fait tenir, la promesse faite par Mio qu'elle reviendrait avec la pluie. Le premier jour de la saison humide, cette promesse se réalise. Durant six semaines, le temps se suspend pour Mio et Takumi. En 2003, plus de trois millions de lecteurs japonais tombent amoureux de Je reviendrai avec la pluie. Suite à son immense succès, le livre a inspiré un film et une série télé encensés par la critique, ainsi qu'un manga sacré best-seller. Takuji Ichikawa défend une vision idéalisée de l'amour et met au service de cette histoire bouleversante une écriture d'une sensibilité rare, poétique et pleine de fantaisie. 

Un petit mot rapide :
Je l'avais lu par curiosité mais surtout par rapport à l'effet évènement que c'est un livre à lire.
 Le début du roman, narré par Takumi ainsi que tout le roman, est une introduction de comment la vie de Takumi et de son petit garcon est orchestré quotidiennement. Takumi a plusieur phobies qui l'empêche de mener une vie normale. Du moins c'est écrit sous forme de symptôme de maladie mais disons que j'ai reconnu là certaines phobie comme phobie sociale.  Je dirais que c'est un jeune papa affabulé de deux mains gauche. Lui même reconnait avoir une mauvaise mémoire qu'il a beosin d'écrire sur des post-it ce qu'il dois faire ou tout simplement se rappeler. Il entrepend même d'écrire son histoire d'amour avec Mio -sa défunte femme - avant que les souvenirs ne s'envolent, pour que Yûji puisse connaitre leur histoire.
Takumi attend avec impatiente la saison des pluies car Mio lui avait fait promesse de revenir alors avec la pluie.
L'histoire ensuite est surtout concentré sur leur histoire d'amour : depuis combien de temps se connaissent-ils, comment cela a-t-il commencé, etc. 
La fin est celle que nous pouvons deviner dès le début. 

C'est un roman que j'ai bien aimé pour une écriture très simple, par moment avec une pincée de poésie. Une belle histoire d'amour dont je suis entrée assez facilement, prenant mon temps de la connaitre.  Une telle douceur...mais quel dommage qu'à la fin l'auteure à rajouter ce morceau concernant Mio. Pour moi ca a enlevé un peu de magie, d'amour...Mais après je devine que c'est une question de goût !

lundi 9 avril 2012

The girl who chased the moon, Sarah Addison Allen

Présentation de l'éditeur :
Emily Benedict est venu à Mullaby, Caroline du Nord, en espérant de résoudre au moins quelques-unes des énigmes qui entourent la vie de sa mère. Mais au moment où Emily entre dans la maison où sa mère a grandi et racontre le grand-père qu'elle n'a jamais connu, elle se rend compte que les mystères ne sont pas résolus dans Mullaby, ils sont un mode de vie. Voici les pièces où la tapisserie des murs change en fonction de votre humeur. Lumières inexpliquées sautant à travers la cour, à minuit. Et une voisine, Julia Winterson, fait des gâteau par espoir, de les offrir à satisfaire la dent sucrée de la ville - mais aussi dans l'espoir de raviver un amour qu'elle craint peut-être perdu à jamais. Peut-il un gâteau colibri vraiment ramener un amour perdu? Est-il vraiment un fantôme dans la cours arrière d'Emily qui danse ? Les réponses ne sont jamais ce que vous attendez. Mais dans cette ville de aimable inadaptés, l'inattendu s'inscrit en plein dedans.

Mon petit mot dessus :
Comme ses précédents romans que j'ai lu, nous y retrouvons un soupcons de magie une fois de plus.
Emily, adolescente de 17 ans, aménage chez son grand-père Vance dont elle ne connaissait nullement l'existence et vice-versa.
La mère d'Emily avait gardé son passé secret et n'ayant jamais touché un mot dessus à sa fille. 
Lorsque Emily racontre Win Coffey, elle comprendra bien vite que les gens de cette petite ville ont une opinion pas très belle de sa mère. Cela la blesse un peu mais surtout ouvre sa curiosité sur sa mère, Dulcy. Ce qu'elle découvrira lui paraitra alors incroyable...
Sa curiosité l'attire aussi sur ces lumières qui apparaissent dans la cours arrière de la maison. Les gens prétendent à une légende, une histoire de fantôme. Un fantôme qui laissent des empreintes de pied ?!

L'histoire ne tourne pas seulement sur Emily mais aussi sur Julia, jeune femme dans la trentaine d'années, qui avait quitté Mullaby pour y revenir à la mort de son père. Son projet étant de quitter à nouveau la ville et ouvrir son propre magasin à gâteaux que les gens apprécient beaucoup.
Par rapport à Julia, c'est son passé qui la hante quelques fois, qui lui revient à l'esprit. Surtout avec une belle-mère comme Bervelly, telle une marâtre, ainsi que de Sawyer surtout lorsqu'il lui tourne autour d'elle pas facile.
Faut-il savoir encore que Julia fait ses gâteau en espérant qu'une certaine personne retrouvera son chemin à l'odeur alléchante des gâteaux qu'elle cuisine. Et avec une petite flamme d'espoir pour rallumer celle d'un amoureux qu'elle ne pense pas avoir droit.

L'auteur à travers ces deux portraits féminins y traite le deuil, la crise d'adolescence. Je dirais le sujet par rapport à l'adolescence était sur le mal être, être une ado dans une famille recomposée. Les regrets et les opportunités manquantes qui trouveront leurs chemins pour y faire face à sa facon.
Accepter l'autre personne telle qu'elle est et ne pas se baser sur des préjuger, rancoeur, regret du passé.
Et c'est ce que Win et Julia cherchent à faire comprendre à Emily. Julia deviendra très proche de la jeune fille. Tout comme Sawyer comprenant pourquoi Julia cherche dans un sens la protéger. Puis pour lui de faire accepter à Julia qu'il l'accepte tel qu'elle est.

Une lecture agréable traitant de sujets intéressant avec un peu de magie en l'air accompagné par quelques secrets de familles, et une pincée de romance accompagné d'un soupcon d'humour. 
Une fois de plus, l'auteur m'a enchanté :)

The language of flowers / Le langage secret des fleurs, de Vanessa Diffenbaugh

Présentation de l'éditeur :
Un premier roman envoûtant, émouvant et bien écrit, le langage des fleurs tisse magnifiquement le passé et le présent, la création d'un portrait vivant d'une femme inoubliable dont le don pour les fleurs l'aide à changer la vie des autres même si elle se bat pour surmonter son propre passé trouble .

Le langage des fleurs remonte à l'époque victorienne où il a été utilisé pour transporter des expressions romantiques: le chèvrefeuille pour la dévotion, les asters de la patience, et de roses rouges pour l'amour. Mais pour Victoria Jones, il a été plus utile dans la communication chagrin, la méfiance et la solitude. Après une enfance passée dans le système de placement familial, elle est incapable de se rapprocher de quelqu'un, et son seul lien avec le monde est à travers les fleurs et leurs significations.
Maintenant dix-huit et émancipée du système, Victoria a nulle part où aller et qui dort dans un parc public, où elle plante un petit jardin à elle. Bientôt un fleuriste local découvre ses talents, et Victoria se rend compte qu'elle a un don pour aider les autres à travers les fleurs, qu'elle choisit pour eux. Mais un vendeur mystérieux au marché aux fleurs mène son interrogatoire ce qui manquait dans sa vie, et quand elle est forcée de faire face à un douloureux secret de son passé, elle doit décider si cela vaut la peine tout risquer pour une deuxième chance au bonheur.

Ce que j'en dis :
C'est à force de l'avoir vu en avant, et ne voulant pas attendre dans liste d'attente pour l'emprunter à la bibliothèque que je me suis l'achetée... et me suis régalée ! 
Je n'y connais pas grand chose aux fleurs mais j'ai toujours été curieuse par leur langage. L'auteur a su avec brio parler de cet art de l'époque victorienne, temps où les amoureux envoyaient des messages à travers ce langage qu'est les fleurs ( n'est-ce pas romantique ?) et d'enfant abandonné / sans famille.
Nous commençons l'histoire avec Victoria Jones, qui vient tout juste d'avoir dix-huit ans, et donc émancipée. Le problème avec Victoria, comme le laisse savoir l'aide sociale qui suit son dossier depuis sa plus tendre enfance, est qu'elle n'est pas sociable, ne supporte pas qu'on la touche. Elle est telle une bête sauvage remplie de tristesse, de rancœur et de haine, misanthropique. La personne qui la suit lui fait rappeler qu'elle doit absolument trouver un travail pour subvenir à elle-même, et surtout payer le loyer pour la chambre, dans auquel cas, elle se retrouve à la porte.
Victoria n'a qu'un don et une passion : les fleurs. Elle connait par coeur leur signification. Elle passe le plus claire de son temps dans des jardins. Sachant qu'elle sera expulsée, elle se créée son propre jardin dans un parc où elle dormira,

Le roman se partage en quatre parties.
-La première : qui est pour moi l'introduction du personnage cité ci-dessus et qui depuis presque sa naissance est passé d'une famille d’accueil à une autre jusqu'au jour où elle croise Elizabeth qui lui partage et apprend l'amour des fleurs mais aussi leur langue, très connue lors de l'époque victorienne.
Les chapitres sont partagé entre son passé avec Elizabeth et son présent actuel où elle abode une fleuriste lui demandant si elle employait.  
Victoria lui fera preuve de ses compétences même si elle n'a aucune référence, étude dans le métier. Au marché des fleurs, un jeune homme semble hypnotisé par elle. Et surprenant, il connait aussi le langage des fleurs ! Ce qui lui ramène des souvenirs de son passé au gout amère. Et si après tout, elle avait droit à une deuxième chance ?
 -La deuxième partie : Victoria s'ouvre un peu plus. Nous la sentons qui s'ouvre et qui change. Elle a deux personnes qu'elle côtoie dans sa vie, deux personnes qui cherchent plus que tous à gagner sa confiance, à lui faire voir qu'ils l'aiment à leur façon. L'un d'eux lui ayant donné une chance dans sa vie de se démarquer et l'autre revenant du passé utilisant toujours le langage des fleurs pour lui ouvrir les yeux.
Victoria découvrira de nouveaux sentiments qu'elle ne pensait pas connaitre, voire oublier.
Les chapitres sont parfois alternés avec ceux de son passé avec Elizabeth. Nous en découvrirons un peu plus sur cette dame, et ce qu'elle représentait pour Victoria. Et surtout, nous espérons par rapport à ce passé, avoir réponse à notre question, pourquoi...
-La troisième partie : est une courte période de sa vie et qui est sûrement l'une des plus dur de sa vie. Totalement perdue, débosselée parce qu'il lui arrive. Elle doit prendre des décisions qui ne sont pas toujours facile à prendre.
-La quatrième et dernière partie : elle renoue avec son passé. et les personnes qui l'aiment la soutiennent. Une nouvelle étape de sa vie auprès des gens avec qui elle se sent bien, et dont le mot famille à un sens.

Roman subtile, intéressant pour sa richesse en ce qui concerne les fleurs. A la fin du roman se trouvait le dictionnaire des fleurs avec leur signification comme dans le livre.
L'auteur nous sait tenir en alternant le passé et le présent de Victoria. Voulant toujours en savoir plus pourquoi Victoria est ainsi, et que s'est-il passé avec cette généreuse femme qui pourtant voulait l'aimer, qui lui a appris la signifiance des fleurs et l'art. Puis lorsque son chemin croise cet jeune homme de son passé...
 

The land of decoration, de Grace McCleen

J'ai acheté ce roman après avoir lu un article dans le magazine Marie-Claire anglais.
Les mots me manquent pour dire ce que je ressent après cette lecture qui ne sortira pas de ma tête de si tôt. Touchant, serait-il un mot trop fort pour dire ce que je pense de ce premier roman de l'auteur ? 
L'histoire est raconté par la jeune narratrice Judith, 10 ans. Elle vit seule avec son père dont le rythme familiale ne change pas un seul soir.
Nous pourrons vite comprendre que Judith est une enfant solitaire, rejeté par les autres, et dont elle souffre de leurs moqueries.
Dans la chambre de Judith, se trouve ce qu'elle chérie le plus "the land of decoration", ce qu'on pourrait traduire par la terre de décoration, serait pour la plupart d'entre nous un tas de débris, déchets. Mais pour Judith, il représente son monde, y raconte ses histoires, etc.
Son rejet par les autres enfants est dut à son statut de "religion". Elle parle des études de la Bible tout les soirs avec son père, les règles de vie qu'imposent cette religion, et que nous pourrons vite comprendre n'est qu'autre témoin de Jéhovah.
Son monde bascule lorsqu'un dimanche, un nouveau frère vient parler lors de la congrégation. Judith a une grande Foi. Mais cette Foi s'agrandira encore plus. Avec la foi, des miracles peuvent arriver. Et, ce ne sera alors que coïncidence peut-être, mais des miracles arrivent alors à ses yeux, mais pas forcément à ceux des adultes qui l'entourent.
À cette même période, elle commencera à entendre une certaine voix.

L'histoire parle non seulement de Judith et de sa Foi, mais de l'incroyable imagination en tant qu'enfant solitaire. Surtout lorsque son premier miracle apparait. Son père lui fait comprendre de se taire sur le sujet. D'ailleurs celui-ci parait froid, stricte avec sa fille. C'est à ce moment que leur vie deviendra un enfer. Entre le bien et le mal, Judith est perdue dans tout ce qui arrive à son père et elle. Se rejetant la faute. 
Cette histoire est aussi la relation, l'amour entre parent-enfant.
L'auteur a su conter une belle histoire d'acceptance à travers les yeux de Judith. Lors de cette lecture, j'ai ressentie de fortes émotions pour ce qu'éprouvaient Judith et John. Touché par certains passages concernant la perception de la foi, les miracles de la fillette, et des dialogues entre elle et la voix. Sa naïveté et son ignorance du monde, à croire que la voix appartient à quelqu'un.
Un beau roman à découvrir et à attendre avant sa traduction en français.

Voici une vidéo commerciale par rapport à ce magnifique roman :

You deserve nothing, de Alexander Maksik

Présentation de l'éditeur :
Situé dans Paris, dans une école internationale pour les fils et filles de familles riches, You deserve nothing est une histoire captivante de la puissance, l'idéalisme, et la moralité.

William Silver est un jeune professeur talentueux et charismatique dont les méthodes conventionnelles font froncer les sourcils parmi ses collègues et supérieurs. Ses élèves, cependant, lui sont consacrés. Son enseignement de Camus, Faulkner, Sartre, Keats et d'autres âmes sœurs insufflent la vie à leur sens de la justice sociale et de leurs capacités de réflexion philosophique et éthique. Mais à l'insu de ses élèves en adoration, Silver se révèle incapable de vivre la hauteur des idéaux qu'il encourage dans d'autres. Émotionnellement marqué par des échecs dans sa vie personnelle et conduit à la distraction par la sensualité et  irrésistible lumière de Paris et sa beauté, Silver succombe à une tentation qui va changer le cours de sa vie. Sa chute sera de lui rendre un criminel aux yeux de certains, et trop humaine dans les yeux des autres.
 
Dans une prose élégante Maksik, Paris est sensuelle, éclatante et dangereusement séduisant. Il s'en sert de toile de fond idéale pour une histoire dramatique sur la tension entre le désir et l'action, et sur la relation complexe qui existe entre nous-mêmes publics et privés.


Rapidement :
J'avais emprunté ce livre à la la bibliothèque sans vraiment prêter attention à la quatrième de couverture. Son titre et sa couverture avaient accroché mon regard.
L'auteur décrit en Paris une ville sensuelle, charmeuse. Avec certains fonds politiques qui avaient fait l'actualité d'alors.
L'histoire même est partagé en trois voix : Gilad, jeune étudiant qui a l'habitude de déménager et espère de faire de Paris sa ville. Étudiant solitaire, il sera charmé par les cours de philosophie de William Silver dont il le perçoit comme un modèle à suivre. Chez lui, ce n'est pas la joie entre ses parents et des problèmes conjugaux. 
Marie, étudiante française, qui lors d'une soirée, sa meilleure amie lui présentera le professeur Silver. Sa meilleur amie qui fantasme sur lui, sans la comprendre, se piègera elle-même dans une relation interdite.
Puis la troisième voix qui celle du professeur William Silver. Dix étudiants sélectionnés pour cette section particulière pour parler de philo. Donnant conseil à ses élèves, les orientant comment découvrir telle œuvre, lecture. Cela fait trois ans qui vit à Paris, il a un passé douloureux. Sa collègue la plus proche Mia, cherche à persévérer, à entrer dans sa bulle...y arrivera-t-elle ? 
Le point commun entre ces trois protagonistes est tout simplement William le noyau de l'histoire. Tout tournant autour de lui. Comment ne pas mêlé vie privée avec sa vie public ? Quelle est la limite ? Pourtant il sait ce qui joue en jeux mais n'empêche...
Une lecture que j'ai apprécié pour certains point levé dans la philosophie - même si je ne m'y intéresse guère - disons des passages qui me parlaient plus que d'autres. Certes Silver a une manière d'enseigner pas très conventionnelle mais sa perspective avait d'un certain côté un bon sens. J'ai bien aimé sa vision sur le fait que chaque lecteur interprète à sa façon une lecture, ne serait-ce qu'une seule phrase subtile.
A travers le personnage de Gilad, nous le suivrons dans Paris, comment il admire son prof, et surtout son évolution à s'ouvrir aux autres doucement.
Quand à Marie, pareillement même si nous savon où cela la mènera...

mercredi 28 mars 2012

The thorn and the blossom : Evelyn's story and Brendan's story, Thedora Goss

J'ai emprunté ce livre car il a réveillé ma curiosité par sa condition d'être et estampillé sur le boitier du livre. Ce livre n'a pas de reliure ! Il s'ouvre tel un accordéon : vous pouvez commencez aussi bien par l'histoire d'Evelyn d'un côté du livre, comme par celle de Brendan de l'autre côté. Chacun racontant à leur facon leur racontre et leurs sentiments. 
Les deux histoires sont à elles deux quatre-vingt pages
L'histoire en elle même est Evelyn, en vacances dans un village de Cornouailles, rentre dans une petite librairie elle ne pensait pas tomber amoureuse alors. Quand Brendan Thorne lui a tendu un livre de romance médiéval, il ne pensait pas que ca changerait son futur. C'était presque comme s'ils étaient le couple enchanté du vieux libre lui-même.
Ce n'est pas une romance approfondie, l'écriture est assez simple. J'ai bien peur de ne pas en dire plus car comme je l'ai écrit chaque histoire fait une quarantaine de pages. Mais disons que leur histoire d'amour fait rappeler à celle évoquer lors de leur racontre avec la romance / légende médiévale. 
 Mais ce que j'ai aimé et j'ai trouvé un petit plus c'était la présentation de ce livre : nous pouvons le commencer du côté que nous souhaitons. Une belle trouvaille. Une belle curiosité pour les amoureux de livres ;)

les Radleys, Matt Haig

J'ai longuement hésité à acheter ce roman devant sa couverture qui m'attirait sans arret à chaque fois que j'allais à la librairie de poche, situé dans la fare d'Helsinki. Une couverture qui m'hypnostisait...mais dont l'histoire me faisait hésiter à lire. Une histoire de vampires. Mon problème, et cela n'en est pas vraiment pas car j'aime les histoires de vampires, est qu'à mon goût depuis le grand succès de la saga Twillight, les histoires de vampires (sous formes de fantaisy, histoire à l'eau de rose pour ado/jeunes adultes) ont poussé comme des champignons. Tellement que pour moi s'en est devenu trop :(
Mais quelque chose m'a pousser à acheter celui-ci. Et je n'ai pas regretté. Un grand vent de fraicheur qu'avec la famille Radley.
Une famille comme les autres, qui pourrait être vos voisins depuis une vingtaine d'années dans un village d'Angeleterre. Avec, ceci-dit, un petit penchant pour la viande rouge, et une allergie à l'ail et au soleil.
Dans la famille Radley je demande Rowan, ado de 17ans, complexé par sa paleur, ses problèmes de peau et qui le pauvre garcon sur qui les autres, plus confiants, aiment à mener une vie dure. Rowan est fou amoureux de la meilleure amie de sa soeur Clara.
Clara, jeune ado, qui est sous régime végétalien depuis quelques jours. Elle ne se sent pas bien d'ailleurs. Ses parents essaient de la convaincre de manger un peu de viande mais rien à faire... et pourtant.
Ensuite, je demande le père de famille : Peter. Docteur que sa voisine Lorna n'arrête pas de flirter avec, et qui s'est plié à cette vie d'abstinence par amour pour sa femme même si des fois il est bien tenté de revivre sous leur propre forme et révéler à leurs enfants leurs secrets et qui ils sont réellement contrairement à sa femme qui tient à cette vie.
La mère, Helen, qui ferait tout pour sauver ses enfants et surtout mener une vie normale, humaine. Surtout ne rien réveler aux enfants sur leurs identités !!
Puis la dernière personne : l'oncle Will. Rebel, et personne avec un lourd et sombre passé qui risque de déranger la tranquillité de la petite famille Radley.


Imagninez donc d'avoir pour tel voisins, cette famille de quatre personnes cités ci-dessus. Puis lors d'un vendredi soir, ou plutot en milieu de nuit, Helen recoit un appel téléphonique et là il y a probleme. Une grave situation qui risque de mettre à péril la tranquillité de la petite famille. Surtout lorsque Peter appelle son frère, Oncle Will pour aider de la situation. Mais la question est : faut-il révéler aux enfants leurs secrets ? Et si oui comment s'y prendre.

J'ai tout simplement aimé ce livre. Les chapitres sont courts, donc nous pouvons suivre assez facilement ce qu'il se passe avec tel ou tel personnage. Avec un peu...beaucoup de sang, un peu de romance par-ci par-là, et quelques scènes adultes comme précisé au dos du roman telle une publicité. Car je dois dire que la quatrième couverture ne donnait pas beaucoup d'indice si ce n'est dans le genre humour. Je dirais un roman sur les vampires avec un ton ironique.

dimanche 25 mars 2012

Un jour, David Nicholls

Présentation de l'éditeur :
Comédie de moeurs, tableau social de l'Angleterre des vingt dernières années, mais surtout sublime histoire d'amour, Un jour est le livre qui a fait chavirer l'Europe tout entière. Superbement construit, un roman drôle et lucide sur l'amitié, le passage à l'âge adulte, les occasions manquées, les illusions perdues. Lui, Dexter, issu d'un milieu aisé, séduisant, sûr de lui, insouciant. Elle, Emma, d'origine modeste, charmante qui s'ignore, bourrée de complexes, de principes et de convictions. Nous sommes le 15 juillet 1988. Margaret Thatcher est au pouvoir, la new wave bat son plein, Dexter et Emma viennent de passer une nuit ensemble. Ces deux-là ne le savent pas encore mais ils ont vécu un coup de foudre. D'année en année, Dexter et Emma vont se chercher, se perdre, s'aimer, se détester, se séparer, et finir par comprendre qu'ils ne sont jamais aussi heureux que lorsqu'ils sont ensemble. Nous sommes le 15 juillet 2004. Tony Blair est Premier ministre, Robbie Williams cartonne et la vie, la vie qui va, réserve encore bien des surprises...

Rapidement :
Pourquoi ? Pourquoi ai-je attendu si longtemps avant de le lire ? Si ce n'est à force de le voir mis en valeur sur les présentoirs de libraire, sur des blogs, puis surtout en affiche de cinéma.
Il m'en aura fallu du temps avant de me décider à le lire. Et ce fut un coup de coeur dès que j'ai compris comment le roman allait se passer. Coup de coeur pour l'originalité qu'il présente.
Comme l'indique la présentation de l'éditeur nous sommes le 15 juillet 1988. Emma, jeune fille souriante mais qui a un manque de confiance en elle, n'en revient pas d'avoir pu attirer dans son lit Dexter. Dexter quand à lui est très confiant en lui même, et espère réaliser la plupart de ces rêves.
On pourrait croire que les chapitres suivant partageront les jours suivant. Hé non ! Bien au contraire. Chaque chapitre revient à la date du 15 juillet, une année après l'autre. A chaque chapitre bien sur, la vie d'Emma et de Dexter ont évolué sur divers chemins. Des lettres, coup de téléphones échangés, voir des fois ils s'entrecroisent. Chacun vivant sa propre vie. Et pourtant, malgré les sentiments d'Emma pour lui à travers les ans, et malgré les épreuves que la vie peut nous faire endurer leur relation amicale prend toutes les tournure qu'une amitié sincère apportent : rire, joie partagés, coup de gueule, tristesse, incompréhension. Donc nous pouvons suivre l'évolution de cette amitié particulière.
C'est a se demander comment va finir cette histoire et c'est d'une certaine facon comme ca que j'ai été vite accroché au roman. En vouloir savoir plus. Et est-ce que mes présomptions sont justes. 
Ma patronne le lisait aussi, et on émettait nos suppositions si oui ou non ils vont être ensemble, et ce qui peut arriver entre temps. 
Je dois dire que j'ai été surprise par la fin ne pensant pas que ca prendrait cette tournure. Au du moins le devina lorsque je m'approchais de la fin.

The peach keeper, Sarah Addison Allen

Présentation de l'éditeur :
Willa Jackson, la trentaine, a une dent contre envers une vieille famille du Sud ayant des fonds qui mis à la ruine il y a de ca des générations. Le Blue Ridge Madame-construit par le grand-père de Willa au cours de  l'apogée de Walls of Water, et qui était une fois la maison la plus grandiose de la ville, était depuis des années comme un monument solitaire au malheur et au scandale. Et Willa s'efforce depuis longtemps de construire une vie au-delà l'ombre de la famille Jackson, en ne faisant pas parler d'elle. Pas une tâche facile dans une ville façonnée par des années de tradition et les limites bien marquées des nantis et les démunis.

Mais Willa a récemment appris qu'une vieille camarade de classe - la très bonne Paxton Osgood qui organise les mondanité de la commune -de la très importante famille Osgood, a rétabli la Madame Blue Ridge à son ancienne gloire, avec des plans pour ouvrir une auberge de haut vol. Peut-être, enfin, le passé trouble peut être un peu oublié le temps que quelque chose de nouveau et de merveilleux renaissent  de ses cendres. Mais ce qui monte à la place est un squelette, trouvé enterré sous la propriété de l'arbre pêcher solitaire, et certain à glisser vers le haut des conséquences désastreuses avec elle.


Pour les os: ceux d'un commis-voyageur charismatique Tucker Devlin, qui a travaillé ses sombres charmes sur Walls of Water il y a soixante-cinq ans, ne sont pas tout ce qui était caché hors de la vue et l'esprit. Longs secrets entretenus entourant les vestiges troublants ont également mis en lumière, apparemment annoncée par une série de brusques événements étranges dans toute la ville.

Maintenant, poussée ensemble dans une amitié improbable, unis par un mystère plein de sang, Willa et Paxton doivent affronter les dangereuses passions et de trahisons tragiques que, une fois à destination de leurs familles et découvrir des vérités de la mort depuis longtemps qui ont traversé le temps et a défié la tombe de toucher les cœurs et les âmes des vivants.

Résonant avec un aperçu de la puissance profonde et durable de l'amitié, l'amour, et la tradition, le gardien Peach est un portrait des obligations inébranlables que-dans les bons moments et les mauvais, d'une génération à l'autre-est affermie pour toujours.

Moi :
J'avais adoré "Amour et autres enchantements", donc je n'ai pas hésité à emprunter celui-ci. Je fus un peu décu : je m'attendais à un peu plus de magie. Mais j'ai aimé l'histoire : Willa, la trentaine, avait quitté Walls of Water et n'est revenue qu'après la mort de son père. Elle a ouvert une boutique attenant à un café dont Rachel s'en occupe. Le sujet de conversation de toutes ces dames en ce moment là, est l'invitation à une des mondanités organisé par Paxton Osgood - famille très réputé et appréciable dans la communauté. En effet Paxton Osgood a décidé de rénover le Blue Ridge Madam, appelé tout court Madam. Cela faisait bien longtemps que cette immense maison, qui était pourtant la plus belle et gigantesque demeure de la commune, a été aux oubliettes.
Willa est bien plus que décidé à ne pas aller à l'invitation : sa famille, lorsque sa grand-mère était une adolescente, a dut quitter cette propriété qui était leur aux mains des Osgood.  De plus toutes ces femmes à se juger les une une aux autres, pis que des cancanières ! Non. Elle n'ira pas et personne ne lui fera changer d'avis. Même le beau jeune homme qui n'est autre que le frère de Paxton !
Mais voilà que le destin, ou bien ne serait-ce qu'un petit coup de magie, rapproche Willa et Paxton. En découvrant alors un squelette sous la propriété de Madam, les deux jeunes femmes cherchent en savoir plus sur le passés de leurs grand-mères respectifs et certains secrets alors apparaissent. Paxton découvrira aussi le vrai sense de l'amitié et pour quelle bonne raison ce genre de mondanité, club pour femmes a été créer.

Une belle histoire sur l'amitié et les secrets de familles. Avec un tout petit soupcon de magie, et beaucoup de romance :) Mais je ne dirais pas non pour lire un autre roman de l'auteur :) 

Oiseau de malheur, Johanna Sinisalo

Présentation de l'éditeur :
Un couple parti faire de la randonnée dans les régions les plus sauvages de Nouvelle- Zélande est confronté à un environnement de plus en plus hostile. D’étranges événements laissent présager qu’ils ne sont peut-être pas les seuls à faire le voyage… Dans ce roman d’un retour à la nature sauvage dans lequel il n’existe plus aucune trace du monde moderne, Johanna Sinisalo renoue avec le style rythmé et la touche de fantastique qui ont fait le succès de Jamais avant le coucher du soleil.Heidi et Jyrki, les deux narrateurs en alternance de ce roman, se sont rencontrés dans un hôtel en Laponie. Jyrki, nomade dans l’âme, propose à Heidi de partir pour plusieurs mois en Australie et en Nouvelle-Zélande. Réticente au début, elle voit finalement dans ce projet l’occasion de changer de vie, de couper les ponts, de fuir une situation familiale compliquée, un frère étrange et marginal, et son travail de jeune cadre dynamique imposé par son père. Le grand périple des deux randonneurs va les mettre à rude épreuve. La sueur dégouline, le soleil brûle, le paysage devient de plus en plus brutal, la crasse s’imprègne partout, les insectes et les bestioles s’acharnent, l’eau boueuse gargouille dans les chaussures, la nourriture ingurgitée est mesurée en milligrammes et sa valeur n’est autre qu’énergétique… La souffrance physique et morale de chacun est palpable. Leurs voix distinctes se chevauchent, et chacun donne sa version de la même situation. L’un, “randonneur expérimenté”, l’autre, une débutante qui “coûte que coûte”, est bien décidée à ne pas abandonner. Quand le couple se lance dans une randonnée difficile dans une des régions les plus sauvages de ce pays de l’oiseau kea (animal mythique surnommé “le clown des montagnes”), d’étranges événements se produisent : disparition puis réapparition d’objets… Le lecteur en vient à penser que quelqu’un les suit, d’autant plus que la voix crue et inquiétante d’un troisième narrateur intervient dans le récit. Personnage réel, hallucination ? Après que des pluies torrentielles ont laissé les randonneurs dans une détresse totale, c’est un feu de forêt qui les menace. Avec ce roman, Johanna Sinisalo exprime encore une fois son désir de tourner le dos à la société de consommation, de voir au-delà du factice et de livrer ses personnages à la nature sauvage, cadre dans lequel ils perdent tous leurs repères modernes et renouent avec leurs instincts primitifs : haine, violence, angoisse et croyances archaïques.

Rapidement :
Un roman d'évasion est le premier mot qui me vient à l'esprit pour en parler. Evasion parce que l'histoire se déroule les trois-quarts du temps en Australie - Tasmanie pour être précise- et des fois en Nouvelle-Zélande.  A travers un couple finnois qui font de la randonnée là-bas. Jyrki est, à mes yeux le finlandais typique : tout est calculé à la minutie près en ce qui concerne le poids des sacs, incluant la nourriture. Il critique souvent la société dans laquelle nous vivons : société de consommation et sur certains points il peut nous ouvrir les yeux. C'est un baroudeur.
Quand à Heidi, elle est débutante dans ce genre d'aventure. Des fois elle l'écoute à peine, n'ose s'exprimer de crainte d'être critiquée. La Tasmanie un état sauvage, voilà ce que lui a dit Jyrki.
A travers cette lecture, à travers de courts chapitres, chacun prend la parole à son tour. Toutes émotions y passent : de l'amour à la haine, l'angoisse ( de trouver un endroit où dormir, au moindre buit, de ne manger à sa faim), la colère, etc. Mais voilà qu'entre eux commencent à avoir des malentendu. Jurant que le partenaire y soit pour quelque chose si un objet a disparu. Et si c'était tout simplement cet oiseux de malheur, le kea, qu'ils ont entendu parler par d'autres randonneurs ? Ou tout simplement la fatigue psychique d'être en eux et ne pas partager le même avis sur la facon de vivre même si Heidi fait de son mieux pour en prendre la graine...

Pour moi ca a été un roman d'évasion tout simplement parce que par moment ca m'a fait oublier qu'ici (en Finlande) nous avons de la neige. J'imaginais alors les paysages décrits, désertiques que peut offrir ce pays.
Puis j'ai passé un moment agréable avec cette lecture, accompagné de sourires par-ci, par-là.

The sealed letter, Emma Donoghue

Présentation de l'éditeur :
Après une séparation de plusieurs années, Faithfull "Fido" Emily s'entrechoque dans sa vieille amie Helen Codrington dans les rues de Londres victorien. Beaucoup a changé: Helen est de plus en plus malheureuse dans son mariage avec l'ancien vice-amiral Codrington, tandis que Fido est devenue une femme d'entreprise réussie et une pionnière dans le mouvement des femmes britanniques. Mais, pour tout son indépendance d'esprit, Fido est trop confiante en cette chère compagne d'il y était une fois-et se retrouve aspiré à aider cette affaire obsessionnel- Hélène avec un jeune officier de l'armée. Lorsque le vice-amiral saisit les enfants et poursuit en justice pour un divorce, l'amitié des femmes se défait suite à des accusations d'adultère et de contre-accusations de viol et de tentative de cruauté, ainsi que d'une mystérieuse lettre scellée "qui pourrait détruire plus d'une vie. . . Sur la base de rapports de journaux coup-par-coup du divorce en 1864 de Codrington," la lettre cachetée" (the sealed letter) , est de plein de personnages pétillants et le dialogue méchant, est un mystère qui suscite la réflexion et le drame de préhension des amis, des amants et le mariage.

Rapidement :
Après avoir lu "Room" il y a près d'un an, je voulais bien lire un roman de l'auteur.
Pour ce roman, elle s'est basé sur une affaire - un divorce - publié dans les journaux d'antan. Je dois dire que j'étais un peu perdu par la forme de narration et je m'étais demandé si je perdais mon temps avec cette lecture. 
En fin de compte, je voulu en savoir plus sur cette affaire d'amour. Fido, femme libérale, et qui défend les conditions de la femme est une jeune femme naive. C'est ce qui m'est venue à l'esprit dès que son chemin à croisé celui de cette longue amie perdue de vue Helen. Helen, qui est une femme manipulatrice et se débrouille toujours pour en arriver à ses fins. Elle mêlera Fido au coeurs de ses tourmentes qui ne les voit pas d'un bon oeil.
Le roman est séparé en plusieurs parties. Là où c'était intéressant c'était vers la fin, au tribunal. 
L'auteur  a pris quelques liberté lorsqu'elle n'en sut plus à travers les journaux, et autres documents. Comme pour la lettre sellé. N'ayant jamais été ouverte, et ayant fait beaucoup de bruit alors lors de l'affaire / divorce, elle s'est permise d'en prendre à la fiction.
Intéressant aussi de point de vu de "voir" comment ce passer un divorce qui faisait étalage à une des journaux, en ce milieu du 19ème siècle. Beaucoup de descriptions sur le style de vie, et les femmes qui cherchent à être plus libre.
Un roman intéressant à lire, par curiosité.  

dimanche 18 mars 2012

L'appel de l'ange, Guillaume Musso

Présentation de l'éditeur :
New York. Aéroport Kennedy. Dans la salle d’embarquement bondée, un homme et une femme se télescopent. Dispute anodine, et chacun reprend sa route. Madeline et Jonathan ne s’étaient jamais rencontrés, ils n’auraient jamais dû se revoir. Mais en ramassant leurs affaires, ils ont échangé leurs téléphones portables. Lorsqu’ils s'aperçoivent de leur méprise, ils sont séparés par 10 000 kilomètres : elle est fleuriste à Paris, il tient un restaurant à San Francisco. Cédant à la curiosité, chacun explore le contenu du téléphone de l’autre. Une double indiscrétion et une révélation : leurs vies sont liées par un secret qu’ils pensaient enterré à jamais… 

Rapidement :
Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu du Musso. Disons que je m'étais faite une image de lui et de son écriture. Mais voilà, cherchant des livres francais à la bibliothèque, et facile à la lire, je me suis pensée : laissons lui une chance.
Je dois dire que je n'ai pas été décu. Monsieur Musso s'est inspiré d'une anecdote qui lui ai arrivé : rentrant dans une autre personne, leurs téléphones tombent et sans s'en apercevoir prennent le mauvais.
C'est comme ca que ca se passe pour Madeline et Jonathan. L'un vivant en Californie, l'autre à Paris.
Tout les deux avec un caractère de ronchonneurs. Ce qui arrive arriva : chacun regarde sur le téléphone de l'autre, en apprend un peu plus sur chacun.
Mais au fus et à mesure qu'on avance dans la trame, on sent que Jonathan est attiré par cette jeune femme. Qu'elle cache un secret. De plus sur son téléphone puisque ce dernier ne contient pas grand chose mais la mémoire est presque remplie. 
Quand à Madeline, elle ne peut se résoudre à renvoyer le téléphone à son propriétaire. Elle a peur qu'il s’aperçoive qu'elle y cache quelque chose...
Jonathan a réussi à découvrir qui est Madeline et son secret. Secret qui commence à le hanter et se décide à voir certaines personnes. Commence alors une longue course poursuite. Oui mais qui cherche à faire taire les gênants ?

Comme on peut se douter leur chemin va se croiser de nouveau. J'ai été lègerement surprise par ce côté thriller de la part de l'auteur. Un roman agréable sans fantôme ou ange ;) 

The night circus, Erin Morgenstern

Présentation de l'éditeur :
Le cirque arrive sans s'annoncer. Pas de publicité le précède. C'est simplement là, quand hier ca ne l'était pas.
La pancarte noir, peint avec des lettres blanches qui suspend aux portes lit :
Ouvert à la nuit tombée
ferme à l'aurore

Quand le soleil disparait derrière l'horizon,au dessus des tentes, des petites lumières clignotent, comme si le cirque entier est recouvert de lucioles illuminées. Quand les tentes sont brillantes dans la nuit noir, la pancarte noir apparait :
Le cirque des Rêves
Maintenant le cirque est ouvert
Vous pouvez entrer


Ce que j'en dis :
Rien qu'à la couverture, on peut ressentir que c'est plus qu'un cirque. En plus de sa particularité que ses pages, que se soit de tranche, de bas, ou d'en haut, sont noires.
Lors des premières pages, que c'est un roman à déguster lentement avec douceurs, quitte à prendre quelques pauses en lisant un autre roman.
On pourrait aussi croire dès les premières pages qu'on sent la magie en l'air...ce qui est le cas d'une certaine facon. Pas facile de se retrouver entre ce que qu'on croit voir et ne voit pas. Et c'est le but de l'illusion. 
Le cas pour Célia et Marco qui depuis plusieurs années sont en compétitions l'un contre l'autre. Le problème  est que personne n'avait prévu ce qu'ils allaient ressentir pour chacun.
Oui, un roman remplie d'illusions, des personnages attachants (les jumeaux, Bayley, Célia et Marco). Lors de cette lecture toujours se repérer à la date d'entrée du nouveau chapitre. On avance dans le future comme on peut revenir un peu en arrière.
Quand au Cirque des Rêves ne vous attendais pas à un cirque classique. 
Dommage que de tel n'existe pas car j'aurais aimé le voir apparaitre lors de la tombée de nuit et visitais une de ces "tentes", chacune ayant un nom sur un écriteau et une particularité, spécialité.
Je dois reconnaitre que je me suis perdue plusieurs fois durant la lecture entre les personnages

Rose, Tatiana de Rosnay

Présentation de l'éditeur :
Paris sous le Second Empire. Les ambitieux travaux d'Haussmann détruisent des quartiers entiers, générant des milliers d'expropriations douloureuses. Loin du tumulte, Rose Bazelet mène une vie paisible, au rythme de sa lecture du Petit Journal et de ses promenades au Luxembourg. Jusqu'au jour où elle reçoit la fatidique lettre du préfet : sa maison, située sur le tracé du boulevard Saint-Germain, doit être démolie. Liée par une promesse faite à son mari, elle ne peut se résoudre à partir. Contre le baron, contre l'empereur, Rose va se battre pour sauver la demeure familiale qui renferme un secret jalousement gardé…

Moi :
Ce n'est pas la première fois que l'auteur parle de la mémoire qu'on les habitations (maison, appartement).
Ici, c'est à travers Rose qui écrit une longue lettre à une personne qu'elle a tant aimé.
L'histoire prend place vers 1890, à Paris, où la Cité se rénove. Ce qui veut dire la mort de certaines rues dont celle où se situe la maison de Rose.
Rose à travers ce long courrier - peu de de dialogue, soit dit en passant - refait revivre certains souvenirs, décrit la vie de la rue du quartier. Elle en parle avec une telle passion que j'arrivais à voir sous mes yeux ce Paris qui se modifier pour diverses raisons. Décisions du préfet et de l'empereur. Ceci dit Rose nous parle également de son combat à sauver sa rue.
On comprendra bien vite ce qu'elle a en tête. Et c'est sûrement pour ca que j'ai beaucoup aimé ce personnage téméraire, courageuse.
En lisant cette lettre c'est sa vie qu'on lit. Le genre d'enfance, celle de son mari, sa dévotion à sa belle-mère. Pour tout dire, je l'ai lu en une journée tellement j'étais prise par l'histoire.
Et pour moi, je dirais que c'est un de ses meilleurs romans. Tatiana de Rosnay note à la fin du livre qu'elle a pris quelques libertés avec les dates. Mais en ce qui concerne la destruction de certaines rues pour créer /aménager des boulevards, c'est vrai. Nous pouvons même y voir un gros plan où se situait la rue Childebert dans le quartier Saint Germain dès Près avant et après les travaux d'Haussmann.

Filles de Shangai, de Lisa See

Présentation de l'éditeur :
Chine, 1937. Shanghai est le joyau de l'Asie, ville lumière, colorée et tumultueuse, abritant millionnaires et mendiants, patriotes et révolutionnaires, artistes et seigneurs de guerre. C'est aussi là que vivent les soeurs Chin, Pearl et May, magnifiques jeunes femmes, aisées et rebelles, aux tempéraments pourtant opposés. Mais l'insouciance s'arrête brutalement pour les deux soeurs le jour où leur père, ruiné, décide de les vendre à des Chinois de Californie, venus chercher des épouses en Chine. Alors que les bombes japonaises s'abattent sur leur ville natale, une nouvelle vie commence à Los Angeles pour les jeunes femmes. Pearl et May tentent de s'adapter au rêve américain, elles cherchent l'amour et la célébrité tout en bravant le racisme qui sévit aux Etats-Unis à cette époque. Best-seller en cours de traduction dans 40 pays, Filles de Shanghai est une histoire de soeurs, complices et amies inséparables, partageant les mêmes rêves et espoirs, mais aussi rongées par la jalousie et la rivalité. Lisa See est passée maître dans l'art de raconter les vies de femmes hors du commun. 

Moi :
Ayant lu les romans précédents de l'auteur, je savais d'avance qu'elle allait parler une partie de l'histoire de Chine. 
Dans "Fleur de Neige" c'est l'histoire de ces chinoises avec leurs traditions, et manières de vivre d’antan : les pieds bandés. "Le pavillon des Pivoines" une belle histoire d'amour puissé à partir d'une légende /mythe du pays.
Cette fois-ci l'histoire prend place sous le régime de Mao et le communisme à travers Joy. Joy est née en Amérique de parents chinois. Elle a grandit dans Chinatown. Elle a tout pour être heureuse mais un soir elle surprend une conversation / dispute entre sa mère Pearl et sa tante May. Et elle décide de racontrer son père. Le vrai qui vit en Chine. Puis de toute facon elle veut aider la Chine à se reconstruire. 
Une fois sur place et qu'elle retrouve son père, Joy refuse de voir la vérité. Tout est neuf devant ses yeux naives que son père cherche à lui faire comprendre comment se passe les choses, que c'est une autre culture que celle d'où elle vient. Joy ne comprend ni sa tante ni sa mère d'avoir quitter ce pays. Mao a raison. Vivre et travailler en communauté et ce qui est le mieux. Mais pour combien de temps va-t-elle penser ainsi ? 
Aux Etats Unis, sa mère et sa tante s'inquiètent. Sa mère repart pour son pays, où elle pensait jamais y revenir. Qu'a-t-elle fait de travers pour que sa fille s'enfuie aussi loin ?
Une fois revenue dans ce pays qui est le sien et où elle n'a pas mis les pieds depuis une vingtaine d'années, elle comprendra que beaucoup de choses n'ont pas changé. 

L'auteur, une fois de plus à travers ces femmes d’exceptions, redonne vie à celles qui ont le plus souffert. J'ai trouvé beaucoup intéressante d'en savoir plus sur la Chine communiste durant les années de Mao. Par exemple que les lois pouvait changer du jour au lendemain. Que la loi "pas plus d'un enfant par famille" a été souvent relevé et encouragé les familles à avoir de nombreux enfants pour reconstruire une nation.
Mais là, où c'était plus intéressant, c'était d'en parler à une collègue chinoise qui m'a expliqué que pour elle beaucoup d'étranger critique le communisme chinois sans se rendre compte que ca a sauvé les chinois de la famine. Que bien qu'elle était petite, elle se souvenait des dénonciations faites soit par des amis, des voisins, soit tout aussi bien par un membre de la famille (enfant, époux, etc) Sans oublier les gens marqué noir ( un membre de leur famille a commis une grave erreur, et est alors rejeté par la commune, ainsi que sa descendance!). Je lui expliqua que je m'étais fait aucune opinion. Qu'en lisant ce livre j'avais pensé à elle. Que cela avait du être dur, même si c'était de la fiction, pour Pearl qui revient à Shangai vingt ans après pour s’apercevoir que rien n'était plus comme avant, mais que niveau organisation, avec les hommes c'était pareil.
Pour revenir au roman, et à Joy, celle-ci tellement tête de mule refuse d'écouter sa mère et son père qui lui déconseille une de ses décisions. Et bien qu'elle reconnait qu'elle a fait erreur, elle refusera de l'admettre, et comprendra alors le privilège qu'elle avait de vivre dans un pays libre.
A ce moment alors, on espère que ces deux femmes s'en sortiront. Le combat d'une mère pour être proche / sauver sa fille d'un mauvais pas.

Je dirais que c'est un roman à emprunté, n'étant pas encore en poche. Si on aime les femmes fortes, et l'Histoire mêlé à la fiction.
 
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