mercredi 29 juillet 2009

L'hibiscus pourpre, Chimamanda Ngozi Adichie

Présentation de l'éditeur :
Kambili a quinze ans. Son monde est limité aux murs de la résidence luxueuse d'Enugu, au Nigeria, où elle vit avec ses parents et son frère Jaja. Son père, Eugène, est un riche notable qui régit son foyer selon des principes d'une rigueur implacable. Sa générosité et son courage politique (il possède le seul journal indépendant du pays) en font un véritable héros de sa communauté. Mais Eugène est aussi un fondamentaliste catholique, qui conçoit l'éducation de ses enfants comme une chasse au péché où les plus terribles punitions trouvent leur justification dans la foi. Quand un coup d'Etat vient secouer le Nigeria, Eugène, très impliqué dans la crise politique, est obligé d'envoyer Kambili et Jaja chez leur tante. Les deux adolescents y découvrent un foyer bruyant, plein de rires et de musique. Ils prennent goût à une vie simple, qu'ils croyaient dangereuse et païenne, et ouvrent les yeux sur la nature tyrannique de leur père. Lorsque Kambili et son frère reviennent sous le toit paternel, le conflit est inévitable et la maison se transforme en champ de bataille où les enfants vont se révolter pour gagner leur liberté. L'Hibiscus pourpre est un roman bouleversant sur la fin de l'innocence, la violence domestique, l'intolérance religieuse et l'émancipation.

Ce que j'en dis :
Roman riche en émotions. La narratrice, Kambili (15 ans) raconte le changement qui s'est opéré dans sa vie te celle de son frère, Jaja, après avoir passé une dizaine de jours chez leur tante et cousins.
Pour nous faire voirclairement la distinction entre la vie familliale avec son père - fervant catholique, je dirais même sa foi est une obsession, où tout tourne autour de la religion, la foi, le fait que les enfants ont un "planning" pour leurs heures d'études, de prières, de temps famille, etc. Et par la suite lors de la première fois lorsqu'elle se rendra, avec Jaja, chez leur tante - la soeur de leur père. Quele différence ! En à se sentir perdu, avoir l'impression d'être dans un monde où on sourit, rit, chante...Même que leur cousine fera remarquer alors à sa mère à leur propos "sont-ils normaux". Deux éducations completement differente.
Pour Kabili, son aptitude prendra plus de temps à changer que Jaja, durant la lecture j'ai pu ressentir sa crainte vis à vis de son père. Tandis que Jaja, lui, n'aura pas peur de se rebeller.
Arrivée au deux tiers du roman, ca devient plus sensible.

Un roman qui fait parti désormais de mes coup de coeur, et que je recommande.

1 commentaires:

Mimi a dit…

Je trouvais un peu difficile lire dans ton résumé certaines choses qui peuvent se passer ayant eu des moments trop éprouvants dans ma famille avec notre mère, etc. Mais en même temps il m'accroche et ta phrase finale me fait décider de le lire un moment donné.

J'ai plusieurs livres à lire alors les prochains iront plus tard dans l'année :))

Merci Nini

 
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