dimanche 26 février 2012

Le héron de Guernica, Antoine Choplin

Présentation de l'éditeur :
Avril 1937, Guernica. Quand il ne donne pas un coup de main à la ferme du vieux Julian, Basilio passe son temps à peindre des hérons cendrés dans les marais, près du pont de la Renteria. Ce matin du 26, alors que nombre d’habitants ont déjà fuit la ville dans la crainte de l’arrivée des Nationalistes, le jeune homme rejoint son poste d’observation au bord de l’eau. Amoureux d’une jeune ouvrière de la confiserie, il veut lui peindre un héron de la plus belle élégance, lui prouver sa virtuosité et son adresse de coloriste, alors que, déjà, les premiers bombardiers allemands sillonnent le ciel. Ce n’est pas que Basilio se sente extérieur au conflit, il a même tenté de s’enrôler chez les Républicains, mais on n’a pas voulu de lui. En ville, on dit de lui qu’il a un sacré coup de pinceau. Mais qui peut comprendre sa fascination pour ces oiseaux, l’énigme de leur regard, leur élégance hiératique, mais aussi leur vulnérabilité ? Peintre naïf, peut-être que ce Basilio, mais surtout artiste qui interroge la question de la représentation. Comment faire pour rendre par le pinceau la vie qui s’exprime dans le frémissement des plumes ? Questionnement peut-être plus essentiel encore dans ces temps de cruauté. Car sitôt les premières bombes incendiaires tombées sur Guernica, Basilio rejoint la ville pour voir, de ses propres yeux, l’horreur à l’oeuvre. Avec l’aide d’Eusebio, son ami prêtre, il photographie les avions allemands, pour témoigner de ce massacre. Mais comment rendre la vérité de ce qu’ils sont en train de vivre, ceux de Guernica, dans ce cadre limité de la plaque photo ? « Ce qui se voit ne compte pas plus que ce qui est invisible » dit-il.

En quelques mots :
Tout d'abord un grand merci à mon amie Heureuse pour m'avoir fait découvrir cette magnifique lecture.
Lecture qui s'est dévoré trop vite à mon goût...L'écriture est simple, mais l'auteur à travers son personnage principal Basilio, une jeune homme timide, rêveur, et avant tout passionné de peinture plus particulièrement des hérons, nous parle de l'art. Mais attention ne vous attendez pas à des descriptifs, ou des mots barbares. Non, tout simplement à travers les yeux de Basilio, nous percevrons une autre approche de l'art. Que se soit avec la peinture ou la photo.
Par exemple il y a ce moment où le père Eusebio lui demande de prendre photos des avions allemands en train de bombarder Guernica. Basilio lui voit autre chose qu'il prend en photo et qui parlera autant que les photos des avions en train de bombarder. 
Pourtant au début je crus que Basilio allait rencontrer Pablo Picasso et lui témoigner ce qu'il a vu lui à Guernica ce jour-là. Mais non...son témoignage se déroule d'une différente facon que je ne le pensais.
Je ne sais comment parler de ce livre...mais une chose est sûr pour moi : j'en suis tombée amoureuse, et le recommande vivement !

2 commentaires:

Céline a dit…

Pour une fois, je tombe juste !

Nini a dit…

Non, t'étais bien tombée avec l'auteure jeunesse :p Puis pour le livre qui était avec "Mon chien Stupide" que j'avais déjà lu mais en anglais que j'ai bien aimé pour la tournure de l'histoire même si ca se devinait ;) Pas encore fini mes mises à jours !

 
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