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vendredi 18 mai 2012

La vengeance du wombat, Kenneth Cook

Présentation de l'éditeur :
Wombats sur ma gauche, wombats sur ma droite : tous piétinaient et grognaient. Planté parmi eux au clair de lune, immense, le corps flasque et hardi, le filet dans une main, la seringue dans l'autre, j'attendais le wombat qui m'intéressait. [...] Avec l'aisance du geste entraîné, je lui lançai le filet sur le corps. Il le déchiqueta en moins de deux secondes. [...] Comment étais-je censé m'y prendre à partir de là ? K. C.
Une rencontre dans un bar, quelques bières fraîches, et voilà Kenneth Cook, écrivain d'âge mûr « en léger surpoids », embarqué dans d'incroyables aventures où la faune humaine et animale du bush joue le premier rôle. Kangourou suicidaire, koalas explosifs, wombats vindicatifs, aborigènes roublards finissent toujours par contrarier son penchant naturel pour le confort. Heureusement, car Cook en tire une brassée d'histoires plus vraies que nature, racontées avec un art consommé du gag. Une lecture jubilatoire.

En deux mots :
J'avais lu du même auteur "Le koala tueur" que j'avais adoré la plupart des nouvelles / récits. Mais là, je dois dire que c'est encore plus fort que le précédent. L'auteur l'écrira plusieurs fois d'ailleurs dans ce nouveau receuil que beaucoup doute que se soient de vraies histoires et que pourtant elles sont vraies ! Pour certains animaux d'Australie, je veux bien le croire...mais comment dire, des fois il parait impossible que se soit la stricte vérité. D'ailleurs, il n'y a pas que des histoires d'animaux, mais aussi des peronnes - des hommes - du bush racontré avec qui l'auteur aurait, semble-t-il, eu des mésaventures.
Si vous recherchez un livre avec qui passez un bon moment, voir rire : lisez-le !! Anti-coup de cafard guarantie :D

jeudi 24 février 2011

Cléo et Sam : une amitié au-delà de la mort, Helen Brown

Présentation de l'éditeur :
Le témoignage bouleversant d'une mère : comment un chaton, Cléo, va aider une famille à faire le deuil d un petit garçon, Sam. Helen est mère de deux garçons, Sam et Rob. Sam, l'aîné, 10 ans, est passionné par les animaux. Quand la voisine Léna leur propose un chaton, Sam insiste auprès de ses parents pour l'adopter. Helen accepte que ses fils aillent voir les chats mais refuse catégoriquement qu'ils en rapportent un à la maison. Quelques mois plus tard, c'est le drame. Sam, qui a trouvé un pigeon blessé, veut le porter chez le vétérinaire. Sur le chemin, une voiture percute et tue le petit garçon. Rob, impuissant, assiste à la scène. Il ne s'en remettra jamais vraiment. La famille va réapprendre à vivre en accueillant, d'abord avec réticence, le petit chat qu'apporte Léna. Le petit chat de Sam, celui qu'il aurait pu avoir. Une petite chatte en réalité, Cléo, qui va recevoir la tendresse que la famille avait pour Sam. Helen Brown, la maman de Sam, signe un témoignage à couper le souffle. Elle raconte avec émotion le deuil difficile d'une mère et d'une famille, ou comment elle a dû apprendre à se reconstruire. Cléo et Sam, son témoignage traduit dans de nombreux pays, fera écho auprès de tous les parents qui n'osent imaginer le pire, l'impensable.



Moi :
Je l'ai lu en anglais "Cleo", et la présentation de l'éditeur n'en dévoilait pas tant...C'était tout aussi bien la couverture que le sujet qui m'a attiré : une histoire vraie concernant un chat.

Durant la lecture de ce témoignage d'une mère qui fait le deuil de son fils, j'ai pleuré, sourit voire rire par moment. Étant une grande amoureuse de chats, je n'ai pu m'empêcher de penser à ceux avec qui j'ai partagé des bon moments. Mais, ici, c'est aussi le témoignage d'une mère de famille qui raconte comment elle - qui n'était pas une personne à chat, mais plutôt chien- a su reprendre le dessus grâce à une petite chatte : Cleo. Comment la vie d'un si petit être, fragilisé à la naissance s'est battu pour sa propre vie et n'attendait que de l'amour.
Une très belle histoire de courage et d'amour entre une famille et un petit chat qui leur a redonné vie.


Dans le même genre, histoire vraie avec animaux : Dewey, le chat libraire.

dimanche 11 avril 2010

Dewey, Vicky Myron

Présentation de l'éditeur :
Comment un chat abandonné est-il devenu le symbole de l'Amérique d'aujourd'hui ? Comment a-t-il pu redonner vie à des dizaines d'enfants ? C'est cette histoire vraie, émouvante et rocambolesque que nous conte l'auteur. Par un matin d'hiver, Vicki Myron, attirée par des cris déchirants, découvre un chaton frigorifié dans la boîte aux lettres de la bibliothèque où elle travaille. Après l'avoir réchauffé, Vicki et ses collègues, conquis, décident de l'adopter. Dewey deviendra vite la mascotte de la bibliothèque et l'emblème de la ville de Spencer. Pendant 19 ans, Dewey, grand amateur de cheesebugers, d'ailes de poulet et fan de télévision, va révolutionner cette petite ville ! Il va apprendre à sourire aux enfants handicapés, attendrir les hommes d'affaires... et devenir le chouchou des médias, au point que les télés du monde entier viendront le filmer ! Vicki Myron, la bibliothécaire qui a partagé sa vie, nous raconte l'aventure extraordinaire de ce chat hors du commun. Dewey est décédé en 2006 d'une tumeur à l'estomac.


Mon mot à moi :
Avis à tout les amoureux de chats comme moi.
Vicky Myron est directrice d'une bibliothèque dans une petite ville de l'Iowa, Usa.
Elle nous raconte l'histoire extraordinaire d'un chaton, trouvé dans la boite où les gens peuvent glisser leurs livres en dehors de l'ouverture de la bibliothèque pour les rendre, en ce mois de janvier 1988.
Entre eux, ce sera une grande relation mais aussi plus que ca. Le chaton sera nommé Dewey et sera un char spécial. Toute l'équipe de la bibliothèque tombera amoureux pour lui. Vicky en fait un projet fou, si ce n'est audacieux, d'en faire un chat libraire. Une certaine façon de favoriser le contact entre les gens. Bien sûr certains d'entre eux ne le verront pas d'un bon oeil mais Vicky a réussi faire passé son projet.
Elle nous raconte Dewey. La manière que ce chat avait pour comprendre la douleur intérieure des personnes, patient avec les enfants, un chat qui raffole des rubans en caoutchouc, qui joue à cache-cache, etc.
Honnêtement, ce n'est pas d'en faire un résumé où d'en parler sans trop raconter le livre. Vicky Myron nous le raconte bien à travers ses 18 années avec ce drôle de chat. Durant cette lecture, beaucoup de sourires, quelques rires selon la situation ou passage mais à la fin l'inévitable est là. Si vous êtes sensible comme moi, préparez-vous un paquet de mouchoirs à vos cotés.

Ce que je regrette, c'est que cette belle histoire a eu une fin, et que ma bibliothèque n'ait pas de chat libraire. Deux oiu trois chapitres m'ont paru ennuyeux. Sinon, c'est une lecture que je recommanderais.


Dewey, le chat
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lundi 8 mars 2010

Les tribulations d'une caissière, Anna Sam

Présentation de l'éditeur :
Que voit-on du monde et des gens quand on les voit du point de vue d’une caissière de grande surface ? Que sait-elle de nous en voyant ce que nous achetons, ce que nous disons, les questions que nous posons ? Le passage en caisse est en réalité un moment très particulier. À tort, nous pensons que tout est neutre dans cette opération et nous ne nous surveillons pas. La caissière est pour nous un regard aveugle, à la limite elle est elle-même une machine. Nous nous montrons donc comme nous sommes. Et lorsque la caissière s’appelle Anna Sam, qu’elle est titulaire d’une licence de lettres et qu’elle n’a pas les yeux dans la poche de sa blouse, elle saisit sur le vif nos petits mensonges, nos petites lâchetés, nos habitudes plus ou moins bizarres, et elle en fait un livre qui ne ressemble à aucun autre.


Moi :
Avant qu'elle ne publie son livre, je la lisais déjà sur son
blog. J'avais été caissière le temps de quelques mois et j'aimais sa façon de décrire ce travail, les témoignages des deux cotés, etc.
Lors de sa sortie, je ne me suis pas précipité dessus, et non plus lorsque j'avais vu sur le site de la bibliothèque d'Helsinki.
Mais voilà que lorsque je suis allée à la biblio de ma commune voir ce qu'il y avait de nouveaux en titres français, je l'ai vu. Puis je l'ai feuilleter et je me suis dit que cela ne me coutera rien d'essayer de le lire.
Anna raconte très bien ses tribulations ( pour certaines d'entre elles avec un peu de cynisme) que toutes caissières reconnaitrons parce que cela nous ai au moins arrivé une fois. Des choses déjà vu, et qui sur le moment a été pénible mais lors de la lecture a su me tirer un sourire.
Des sourires, ca il y en a eu lors de cette lecture qui tombait bien : je cherchais à penser un moment, sans prise de tête.
Un livre qui se lit vite toutefois.
Et si les clients le lisaient, se reconnaitront-ils dans l'une des catégories décrite ?
J'ai vu que Anna en avait écrit un deuxième : conseils d'ami à la clientèle. D'après le peu de critiques que j'ai lu, pas très positif mais comme il est à la bibliothèque, je l'emprunterais et je verrais bien.

lundi 23 novembre 2009

Ma vie ratée d'Amélie Nothomb, Frédéric Huet

Présentation de l'éditeur :
Dans un récit autobiographique, Frédéric Huet nous confie son désir le plus cher, son obsession : écrire et être publié, en vain jusqu'ici. Il aurait pu et pourrait décider de travailler « comme tout le monde » tout en continuant d'écrire en parallèle mais non, il est écrivain, ne sait qu'écrire et ne veut rien faire d autre. Il en paye le prix fort : RMIste, il fait des ménages pour arrondir ses fins de mois. Passionné de littérature et d'édition, il analyse les rouages et les acteurs de ce milieu tant convoité : les éditeurs, les médias, les libraires et surtout les auteurs de best-sellers comme Amélie Nothomb ou Anna Gavalda. Fasciné par la figure d'Amélie Nothomb, cette dernière est, pour lui, le symbole de la réussite dans l'édition, une figure monstrueuse, une machine à succès.



Ce que j'en dit :
J'avais d'abord lu une critique de ce "journal" dans la magazine Marie-Claire au mois de septembre. Je l'avais donc mis entre parenthésé sur ma LAL. Ce livre avait de quoi m'intriguai déjà par son titre. Titre assez accrocheur à mon avis, et me demandais si l'auteur avait une dent contre elle...D'ailleurs pour reprendre l'auteur sur le titre, il écrivit ceci : " Normalement ce journal devrait s'appeler Notes de rien. Mais je crois que je vais plutôt l'appeler Ma vie ratée d'Amélie Nothomb. C'est plus commercial. Faut que ca se vende tout de même."
J'aime bien A. Nothomb mais sans plus : j'en ai lu quelques un, ca s'arrête là. Puis la couverture, du moins sa photo, n'arrêtait pas de hanter mon esprit en voyant le titre sur mon carnet. Je l'ai commandé et pas regretté une seule seconde cette lecture ! J'avais peur que le magazine avait exagéré
.
L'auteur avait écrit près de dix ans plus tôt un roman "Papa a tort". Depuis, il a essayé de se faire publier pour d'autres romans mais sans succès. Dans ce journal ( où les dates ne sont pas écrite) il nous raconte ses déboires à se faire publier : cela nous donne une idée comment ca se passe avec les maisons d'éditions. J'ai beaucoup aimé ses références vis à vis aux stagiaires dans ces lieux. Il nous parle aussi de ses journées, de ses moments au sauna, de ses petits scénarios si tel roman était accepté d'être publié. Et surtout il écrit beaucoup de choses sur Amélie Nothomb, et bien d'autres auteurs : Anna Gavalda, Frédéric Beigbeder...Il cite certaines de leurs réponses suite à une interview pour un quelquinc magazine.

Un récit à prendre au second degrés, avec une pincée (petite ou grosse, je vous laisserais juger) de cynisme. Une lecture qui m'a bien plus.
Par contre à éviter pour ceux à qui le sexe est intolérable : il y a quelques passages sur les relations homosexuelles. Ainsi que du vocabulaire assez malpoli, un peu sec...
Beaucoup de sourires aussi durant cette lecture. Surtout à la fin lorsqu'il écrit : "[...] j'avais un texte qui pourrait peut-être intéresser une petite maison d'édition, pas une grosse puisque je ne vais tout de même pas envoyer mon manuscrit chez ceux que j'ai critiqué ici, ce serait le comble." Là, je n'ai pas pu m'empecher de pouffer (dans un train remplis avec des regards aussitôt braqués sur moi :p)



Extraits : "Tout à l'heure j'ai cru que c'étaient les éditions Naive qui m'appelaient pour un texte que je leur ai soumis : Guillaume Dustan ( un texte où je raconte que je l'avais pour amant, que j'étais une assez bonne salope). En fait c'était ma salle de sport qui m'appelait pour que je me réabonne. Ils sont sans gênes à ma salle de sport. Ils doivent manquer d'argent eux aussi. C'est pas possible. L'appât du gain. Toujours. Encore. Et toujours."

"Pourquoi je parle toujours que des gens connus, et jamais de gens qui n'arrivent pas à percer ? Qui n'intéressent personne ? Dont personne ne parle ? Parce que les gens pauvres n'intéressent personne, c'est ça ? Mais moi, je veux être connu, alors comment fait-on ? Plagier les gens peut-être ?"
 
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