Affichage des articles dont le libellé est littérature suédoise. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est littérature suédoise. Afficher tous les articles

samedi 19 mai 2012

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, Jonas Jonasson

Présentation de l'éditeur :
Alors que tous dans la maison de retraite s’apprêtent à célébrer dignement son centième anniversaire, Allan Karlsson, qui déteste ce genre de pince-fesses, décide de fuguer. Chaussé de ses plus belles charentaises, il saute par la fenêtre de sa chambre et prend ses jambes à son cou. Débutent alors une improbable cavale à travers la Suède et un voyage décoiffant au cœur de l’histoire du XXe siècle. Car méfiez-vous des apparences ! Derrière ce frêle vieillard en pantoufles se cache un artificier de génie qui a eu la bonne idée de naître au début d’un siècle sanguinaire. Grâce à son talent pour les explosifs, Allan Karlsson, individu lambda, apolitique et inculte, s’est ainsi retrouvé mêlé à presque cent ans d’événements majeurs aux côtés des grands de ce monde, de Franco à Staline en passant par Truman et Mao... 

Ce que j'en dit :
Roman dont le titre m'avait interpellé. De plus il avait de bonnes critiques mais de cela je m'en méfie.
Et effectivement ce fut un drôle de roman.
Le jour même de ses 100 ans, Allan chaussé de charentaise saute de sa fenêtre du premier étage où il a sa chambre dans la maison de retraite. Hors de question pour lui de fêter son centième anniversaire en mauvaise compagnie...Non, non, je ne dévoilerais pas le début des aventures d'Allan car ce sera à vous de le découvrir !
En bref, Allan commence de nouvelles aventures : racontre de nouveaux personnages qui suivent le veillard dans ses aventures sachant que des voyous lui sont après. (Allez savoir pourquoi ? ;)
Est-ce que ces pauvres personnes démunis pourront faire face à une jeunesse révolté et violente? C'était un vrai délice de le lire =)
De plus pour mieux comprendre Allan et son envie d'aller voir ailleurs, les chapitres se partagent entre le présent et le passé, remontant à la naissance d'Allan à comment il en est arrivé à la maison de retraite.
On s'appercevra bien vite qu'Allan avait déjà une grande âme de voyageur, d'aventurier, et eu beaucoup d'incidence diplomatiques avec quelques grands hommes politiques grâce à un des ses talents dont il en a été professionnel.
Au présent, Allan est recherché par les autorités qui ont dut mal à comprendre ce qui se passe et à suivre Allan...
Un roman plein d'ironie, d'humour. Un très bon roman avec lequel j'ai passé beaucoup de temps à sourire et noté des passages tellement c'était gros :D
Un roman que je recommande à lire.

dimanche 10 juillet 2011

Le caveau de famille, Katarina Mazetti

Présentation de l'éditeur :
Après l’immense succès du Mec de la tombe d’à côté, nous sommes des centaines de milliers de lecteurs à nous demander ce qu’il advient de Désirée, la bibliothécaire, et de Benny, le paysan. Elle dévore avec autant d’ardeur les livres et les produits bio, lui élève des vaches et n’imagine pas qu’on puisse lire « de son plein gré ». Pourtant, ils se sont promis trois essais pour avoir un enfant ensemble. Si cela ne donne rien, c’est terminé pour toujours. Et si ça marche… Comme le disait un critique littéraire suédois : « Le quotidien tue l’amour, la vie de famille l’enterre. » C’est gai. Bienvenue dans le caveau de famille ! Pétillant et jubilatoire.

Rapidement :
Comme beaucoup qui ont lu "le mec de la tombe d'à côté", roman que j'ai adoré, prêté, offert, recommandé, j'ai tout bêtement voulu le lire lorsque j'ai su qu'il y avait une suite.J'ai quand même hésité, c'est ce qui me fait toujours peur avec les suites à une meilleure vente. Mais voilà; la curiosité à pris le dessus et je l'ai acheté d'occassion.

Oui, cela a été un pur délice de retrouver Benny et la Crevette. Le début du roman se partage en trois voix : Désirée, Benny, Annita. 
L'histoire se déroule sur sept ans avec tout les hauts et bas que racontrent les couples plus ou moins ordinaire. Il ne faut pas oublier les différences de vie du couple : elle, citadine, lui campagnard. 
J'ai retrouvé le même ton que le Mec de la tombe d'à côté mais ensuite j'ai eu l'impression que cela c'est essoufflé.
Désirée fait de réél efforts, et se remettra une fois de plus, voir mainte fois en questions. 
L'auteure y parle surtout à travers le personnage de Désirée de sujet assez réaliste tel que : la grossesse (pendant, après, comment elle est perçu des deux côtés) et de ce qui s'ensuit : congé de maternité, Benny se plaignant, etc. Son incompréhension ensuite vis à vis de comment réagit Désirée selon certaines remarques. 
Mais, comme je l'ai lu dans une ou deux critiques, c'est pour moi un roman avec un goût amer en plus du réalisme.

Petite remarque concernant la couverture, je trouve que l'image représente bien le roman / l'amour en cage, qui fait des fois que nous sommes coincés par certains engagements, responsabilité...

lundi 25 avril 2011

L'oiseau de mauvais augure, Camilla Lackberg

Présentation de l'éditeur :
L'inspecteur Patrik Hedström est sur les dents. Il voudrait participer davantage aux préparatifs de son mariage avec Erica Falck, mais il n'a pas une minute à lui. La ville de Tanumshecle s'apprête en effet à accueillir une émission de téléréalité et ses participants avides de célébrité, aussi tout le commissariat est mobilisé pour éviter les débordements de ces jeunes incontrôlables. Hanna Kruse, la nouvelle recrue, ne sera pas de trop. D'autant qu'une femme vient d'être retrouvée morte au volant de sa voiture, avec une alcoolémie hors du commun. La scène du carnage rappelle à Patrik un accident similaire intervenu des années auparavant. Tragique redite d'un fait divers banal ou macabre mise en scène ? Un sombre pressentiment s'empare de l'inspecteur. Très vite, alors que tout le pays a les yeux braqués sur la petite ville, la situation s'emballe. L'émission de téléréalité dérape. Les cadavres se multiplient. Un sinistre schéma émerge... Dans ce quatrième volet des aventures d'Erica Falck, Camilla Làckberg tisse avec brio l'écheveau d'une intrigue palpitante. Cueilli par un dénouement saisissant, le lecteur en redemande.

En bref :
J'ai eu la réponse à la question que j'avais en tête lorsque j'avais terminé Le tailleurs de pierre. Ici, nous retrouvons Erica - qui va mieux - en plein préparatif de son mariage. Quand à Patrick, il enquête sur un accident de voiture tragique. Une fois sur les lieux avec la nouvelle recrue Hanna, il a le présentiment que quelque chose lui échappe et il a du mal à mettre le doigt sur quoi...

Dans la ville c'est l'effervescence : une émission télé-rélaité débarque, certains hommes de la municipalité espérant que ce petit coup de publicité ammenera des touristes. Quand on voit les caractères des participants, on se doute immédiatement qu'il peut y avoir des accrochages.
Mais le fait qu'il ait eu un meurtre m'a fait rappeler au roman "Devine qui vient mourir ce soir ?" : émission télé-réalité du genre loft / big brother, après deux ou trois semaines, il y a eu un meurtre...Bref passons.
Le roman était sympa et je l'ai apprécié mais dommage que l'intrigue n'était pas si prenante car j'avais deviné rapidement qui était le meurtrier, et par rapport à la voix du passé, j'ai deviné qui était concerné.

Sinon j'ai beaucoup aimé le côté où l'histoire était avec Erica qui reprend confiance en elle, et projette de reécrire un nouveau livre. sans trop en dévoiler.
Mais une fois de plus, à la fin de la lecture un secret familial refait surface en quelque sorte - puisque c'est Erica qui cherchait réponse à une de ces question concernant un memebre de sa famille - et doit attendre de pouvoir lire "l'enfant allemand" (soit anglais soit en francais).

Le tailleur de pierre, Camilla Lackberg

Présentation de l'éditeur :
" La dernière nasse était particulièrement lourde et il cala son pied sur le plat-bord pour la dégager sans se déséquilibrer. Lentement il la sentit céder et il espérait ne pas l'avoir esquintée. Il jeta un coup d'oeil par-dessus bord mais ce qu'il vit n'était pas le casier. C'était une main blanche qui fendit la surface agitée de l'eau et sembla montrer le ciel l'espace d'un instant. Son premier réflexe fut de lâcher la corde et de laisser cette chose disparaître dans les profondeurs... " Un pêcheur de Fjâllbacka trouve une petite fille noyée. Bientôt, on constate que Sara, sept ans, a de l'eau douce savonneuse dans les poumons. Quelqu'un l'a donc tuée avant de la jeter à la mer. Mais qui peut vouloir du mal à une petite fille ? Alors qu'Erica vient de mettre leur bébé au monde et qu'il est bouleversé d'être papa, Patrik Hedstrôm mène l'enquête sur cette horrible affaire. Car sous les apparences tranquilles, Fjâllbacka dissimule de sordides relations humaines - querelles de voisinage, conflits familiaux, pratiques pédophiles - dont les origines peuvent remonter jusqu'aux années 1920. Quant aux coupables, ils pourraient même avoir quitté la ville depuis longtemps. Mais lui vouer une haine éternelle.


Mon petit mot :
Je l'ai lu il y a une semaine ou deux, et je l'avas emprunté comme ca à la bibliothèque sans trop y croire : je n'avais pas vraiment accroché aux deux premiers volets.

Mais celui-ci m'a beaucoup plus.
Nous retrouvons bien sur Erica et Patrick. Erica est à la maison suite à la naissance de leur fille...et ca ne va pas fort pour elle au niveau moral. L'auteur dans son cas, y traite d'un sujet qui se rapproche de la dépression post-natale.

Quand à Patrick, qui se culpabilise pour ne pas être si présent dans son foyer et aider sa jeune compagne, doit mener une enquête assez difficile : la découverte d'un défunt enfant n'est jamais facile et encore moins lorsqu'il découvre avec ses équipiers que cet enfant a été tué. Ils se retourneront éventuellement vers des prédateurs d'enfants...
Puis est-ce que Sara, la victime, était si ange que ca ? Ou plutot diable ? Qu'a-t-elle fait ou vu pour qu'on s'en prenne à elle ?

En parallèle aux courts chapitres de l'histoire, il y a la voix du "passé" : Agnes, jeune fille de la bonne société, élèvé par son père qui bascule dans le fond en faisant un mauvais calcul et elle le paiera cher. Voix du passé assez intéressante quand on sait qu'elle nous permet de discerner le caractère du meurtrier et à nous de deviner qui ? !
Le rythme et suspense sont bien maintenue lors de la lecture. Entre quelques frivolité entre voisins, squelettes dans le placard...


Petite parenthèse, pour revenir à la soeur d'Erica, Anna, on revient par moment à celle-ci et à la fin du roman j'ai espèré qu'elle a commis un certain fait. Obligé d'attendre d'avoir lu le roman suivant pour savoir.

dimanche 6 juin 2010

Eté, Mons Kallentoft

Présentation de l'éditeur :
C'est la canicule.
Des incendies ravagent Linkoping .

Dans la fournaise,un pervers sexuel ....

500.000 lecteurs ..

C est l'été le plus chaud que Linköping ait jamais connu. La forêt qui borde la ville s embrase, les nuages de fumée planent dans le ciel obscurci et menacent les citadins. Les incendies n empêchent pas un pervers sexuel particulièrement sordide et cruel de faire régner la terreur dans la ville. L enfer brûlant des flammes crée une sorte de solidarité parmi les gens, alors que la peur et l angoisse face aux meurtres horribles du tueur font émerger des soupçons et des préjugés envers celles et ceux qui semblent différents. L horreur devient totale, quand la propre fille de Malin Fors l'enquêtrice des romans de Kallentoft se fait enlever. Chaque minute compte, et Malin n a plus que son instinct de policier et de mère pour l aider à sauver l être qui lui est le plus cher au monde.


Moi :
Je voulais découvrir cet auteur depuis que j'avais lu des critiques sur son premier roman publié en français : Hiver. J'ai sauté sur l'occasion lorsque BOB a proposé en lecture partenariat avec la maison d'édition Le serpent à plume un roman de l'auteur.

Comme l'intitule le titre, nous sommes en été, en Suède. L'été est caniculaire, une chaleur étouffante s'en dégage, la luminosité aveugle, les gens restent cloîtrés chez eux ou quittent la ville. Les feux d'incendies font ravages. Mais dans tout cela, il semblerait qu'il y ait une personne qui veut jouer à semer la terreur malgré ce début d'été très brûlant.
Malin Fors se sent seule et nostalgique suite au départ en vacances de sa fille. Et ce début d'été si pesant déjà par ses chaudes journées, qu'elle ne sait - comme beaucoup d'autres - comment se rafraîchir. Elle se dit en attendant que ca va être un été calme. Elle se trompe sur ce point.

Deux affaires leur tombent dessus au commissariat. Les victimes sont des adolescentes. Les enquêteurs commencent alors leur boulot mais d'ayant que très peu d'indices, ils se basent sur des préjugés que les journalistes s'empareront, certaines "communautés" feront savoir leurs mécontentements.

L'enquête a dut mal à progresser et le tueur lui n'attends pas. Il semblerait qu'il n'y ait aucun rythme entre chaque actions. Puis, avec cette canicule pas facile d'avoir les idées claires et de faire fonctionner les neurones.


Policier que beaucoup aimé pour l'intrigue. Comme l'auteur l'écrira concernant Malin, pas facile de réfléchir et de garder ses pensées claires par une telle chaleur. De plus l'enquête se basse sur un tout petit indice et sur un profil psychologique .
Malgré les suspects -suite à des préjugés - cela ne m'a pas été facile de trouver. Seulement vers la fin, lorsque le dénouement s'est fait que j'avais compris.

Durant la lecture, il y avait aussi une "voix off" : commentaires d'une personnes. On pourra vite comprendre de qui il s'agit.
Je trouve juste un peu dommage que les personnages n'ont pas été un peu plus développé, hors celui de Malin que j'ai pu me faire facilement une idée.
Pour finir je dirais que c'est un policer à lire par excellence cet été, et pourquoi pas au bord de la plage si besoin de se rafraichir.


Je remercie la BOB team et les éditions Le serpent à plumes pour cette lecture !

mercredi 3 février 2010

Tea Bag, Henning Mankell

Présentation de l'éditeur :
Tea-Bag, jeune Nigériane, traverse l'Europe à pied, persuadée que tout là-haut, en Suède, une porte s'ouvrira pour elle. Tania, venue de Smolensk, a franchi la Baltique à la rame, portée par le même espoir. Leïla est arrivée d'Iran alors qu'elle était enfant. Ensemble elles se démènent pour survivre dans une banlieue de Göteborg où elles ont échoué par hasard. Pendant ce temps, le célèbre auteur Jesper Humlin, qui attend l'inspiration en surveillant son bronzage et le cours de ses actions en Bourse, tente d'échapper à la tyrannie de sa petite amie et de sa mère. Le jour où sa trajectoire croise celle de Tea-Bag, Tania et Leïla, c'est le choc. Il découvre l'existence d'une Suède inconnue, clandestine, comme un double " en négatif " de la Suède officielle, laquelle ignore tout de la première. Aussitôt il envisage de détourner leurs expériences à ses propres fins. Mais les jeunes filles n'ont pas dit leur dernier mot... Dans le nouveau roman de Mankell, comédie et tragédie se donnent la main : tour à tour drôle et grave, dérisoire et engagée, cette histoire pleine de rebondissements et de larmes est un conte inspiré du XXIe siècle et un hommage vibrant à des héroïnes bien réelles.


Ce que j'en dis :
Attention ce Henning Mankell n'est pas un policier. De plus, je l'ai préféré à "Les chaussures italiennes" dans le même genre.

L'histoire commence avec Tea Bag, une jeune africaine, dans un camps de transit en Espagne. Elle tente d'oublier ce qu'elle a vécut lors du naufrage dans laquelle elle s'est trouvé.
Suite à une visite d'un journaliste, d'où elle comprend certains dire à sa façon. elle décide d'aller en Suède.

Suède. Combien de temps s'est-il passé entre l'Espagne et ce pays du Nord ? Rien ne le laisse savoir. On se retrouve avec un poète, Jasper Humlin, la quarantaine, dont sa vie de couplene va pas très fort. La vente de son dernier recueil de poèmes non plus. D'ailleurs, son éditeur le lui fait savoir et l'encourage à changer de genre, comme le polar. Ce qui est bien sûr hors de question pour un poète ! Lors d'une lecture dans une bibliothèque, une étrangère - jeune africaine - lui pose une question qui lui travaillera son esprit.
Suite à certaines circonstances, Jasper Humlin tiendra un atelier d'écriture avec des filles émigrés. Il sera surpris alors par leurs expérience, le choc culturel par moment sera là. Il contacte son éditeur en lui faisant savoir qu'il a une nouvelle idée pour son prochain manuscrit. Alors commence pour lui un périple parmis les mots, les dires, expériences de ce que témoignent ces jeunes filles. Chacune d'elles l'intrigue. Qu'est ce qui est faux dans leurs récits ? Elles prennent l'une à l'autre un pièce de puzzle et se façonnent leurs carapaces.

Roman que j'ai apprécié pour son sujet, l'émigration, les sans papiers. Là ceux sont principalement des jeunes femmes. Puis, il y aussi cette histoire de culture, le choc culturel...
Les passages que j'aimais beaucoup étaient ceux des filles qui racontaient leurs histoires, une pièce d'un puzzle parmis tant d'autre. L'auteur y décrit un fait de société assez répandu et lorsqu'on lit se roman on peut avoir l'impression de lire plus un témoignage qu'une fiction. Comme l'écrit l'auteur dans le post face : "ceci est un roman. Mais tea Bag existe. Tout comme Tania, Leila. Peu importe comment elles se nomment dans la réalité. Ce qui importe c'est leurs histoires."

Extrait :
"C'était une cale pleine de rêves, pensait-elle parfois, mais peut-être aurait-il été plus juste de dire que c'était une cale pleine d'illusions. Tous ceux qui attendaient dans l'obscurité de cette plage marocaine, entre les mains de passeurs avides venus de divers coins du monde, avaient été conduits à la rame vers le bateau qui attendait sur la rade, tous feux éteints. Des marins réduits à des ombres sifflantes les avaient poussés sans ménagement dans la cale, comme des esclaves des temps modernes. Ils n'avaient pas de chaînes aux pieds. Leurs chaînes, c'étaient les rêves, le désespoir, toute la peur au ventre avec laquelle ils avaient fui un enfer terrestre pour tenter d'atteindre la liberté en Europe. Ils touchaient presque au but quand le bateau s'était échoué. L'équipage grec avait disparu à bord des canots de sauvetage en laissant les gens entassés dans la cale se débrouiller."

mardi 1 décembre 2009

Les chaussures italiennes, Henning Mankell

Présentation de l'éditeur :
A soixante-six ans, Fredrik Welin vit reclus depuis une décennie sur une île de la Baltique avec pour seule compagnie un chat et un chien et pour seules visites celles du facteur de l'archipel. Depuis qu'une tragique erreur a brisé sa carrière de chirurgien, il s'est isolé des hommes. Pour se prouver qu'il est encore en vie, il creuse un trou dans la glace et s'y immerge chaque matin. Au solstice d'hiver, cette routine est interrompue par l'intrusion d'Harriet, la femme qu'il a aimée et abandonnée quarante ans plus tôt. Fredrik ne le sait pas encore, mais sa vie vient juste de recommencer. Le temps de deux solstices d'hiver et d'un superbe solstice d'été, dans un espace compris entre une maison, une île, une forêt, une caravane, Mankell nous révèle une facette peu connue de son talent avec ce récit sobre, intime, vibrant, sur les hommes et les femmes, la solitude et la peur, l'amour et la rédemption.

Moi : Après avoir lu un tiers du roman, j'ai abandonné. C'est rare lorsque je publie mes abandons mais Là je voulais le faire savoir. J'avais lu un extrait dans le magazine Lire qui ne m'avait pas guère accroché mais comme le livre était à la bibliothèque j'avais voulu lui donner une chance. Donc non, je n'ai pas du tout accroché: je n'ai pas réussi à entrer dans l'histoire, à me sentir proches ou concernée par un des deux personnages principaux.

lundi 30 novembre 2009

Les larmes de Tarzan, Katarina Mazetti

Présentation de l'éditeur :
Elle, c'est Mariana, mais leur rencontre fut assez fracassante pour qu'il la surnomme Tarzan. Lui, il s'appelle Janne, pour de vrai. Mère célibataire, elle élève seule deux enfants, caresse le souvenir de leur fantasque père évaporé dans la nature et tente de nourrir sa petite famille malgré des fins de mois asphyxiantes. Lui, il roule en Lamborghini, papillonne sans s'engager avec de jeunes femmes forcément cadres, élégantes et dynamiques, et déteste que des marmots salissent les sièges en cuir de sa voiture de sport. Ces deux-là peuvent-ils s'aimer ? Et si, malgré l'abîme qui les sépare, ils s'attachent l'un à l'autre, sauront-ils vivre une relation décomplexée qui fera fi des conventions et des barrières sociales ? Après l'immense succès du Mec de la tombe d'à côté, Katarina Mazetti met en scène un nouveau couple loufoque et improbable pour mieux brocarder les injustices sociales et rire de l'éternelle guerre des sexes dans un roman enlevé, drôle et caustique.


Ce que j'en dis :
Après avoir lu "le mec de la tombe d'à coté", j'ai voulu lire un autre roman de l'auteur. J'ai décidé de lire celui-ci suite à la présentation de l'éditeur. Je n'ai pas passé un aussi bon moment qu'avec celui que j'avais lu précédemment de l'auteur .
L'auteur reprend le même genre de personnage: un homm et une femme de différent niveaux de société. Lui : même pas 30 an, gagne très bien sa vie à ne pas savoir qu'en faire. Elle : la mi-trentaine, mère de deux jeunes enfants. Leur père ne vit plus avec eux depuis deux ans mais garde contact. Elle, tout le contraire de Janne, a dut mal à faire les fins de mois. Ne mange pas à sa faim et essaye de faire de son mieux pour rester optimiste devant ses enfants.
Lorsqu'ils se racontrent pour la première fois, elle lui tombe dessus tel Tarzan. D'où son surnom.
Janne cherche à avoir le moins affaire à elle et ses monstres. Et pourtant, il se sent attiré par elle comme un aimant, et se sait maladroit en ce qui concerne les enfants.


L'auteur traite surtout du sujet mère célibataire, qui ont du mal financièrement et pourtant font tout leur meilleur pour offrir ce qu'elles peuvent à leurs enfants : pas de nouveaux jouets, on les créer avec de la récupération et un peu d'imagination ; les repas sont très pauvres, tel jours de la semaine (dimanche) toujours le même repas pour en faire une sorte de fête.
Pour résumer où je veux en venir, voici un court extrait :
" Plusieurs fois, l'écart entre nos conditions de vies respectives m'avait écorchée comme un caillou dans la chaussure. Prenez mercredi dernier, je venais de payer le loyer et il ne me restait pas grand chose. [...] Les enfants pleurnichaient et chignaient, je sentais les prémices d'un rhume. Tout leurs jouets étaient nuls où cassés disaient-ils. Alors j'ai déniché un tas de vieux cartons à oeufs, puis on a construit une vraie montagne sur la table du séjour, avec des rochers bosselés, on l'a peinte en gris et on l'a peuplé de mouton et de chèvres qu'on fabriquait avec du coton et des allumettes."

Autrement les chapitres sont courts et les adultes (Janne et Mariana / Tarzan) et aussi bien les enfants ont la parole.
Ce qui nous permet d'avoir un point de vue de chaque protagonistes.
Ceci dit ceux qui souhaitent découvrir l'auteur, je les conseilles de commencer avec " le mec de la tombe d'à coté".

Edit (1/01/10) : l'avis de Heureuse ici

vendredi 7 août 2009

Le mec de la tombe d'à côté, Katarina Mazetti

Présentation de l'éditeur : Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari, qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que le tape-à-l'œil de la stèle qu'il fleurit assidûment. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d'autodérision. Chaque fois qu'il la rencontre, il est exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis... C'est le début d'une passion dévorante. C'est avec un romantisme ébouriffant et un humour décapant que ce roman d'amour tendre et débridé pose la très sérieuse question du choc des cultures.


Moi :
Le roman est à deux voix. Celle de Désirée, jeune femme veuve, bibliothéquaire, et celle de Benny, 36 ans, fermier.
Durant quelques mois, ils vont souvent se croiser au cimetierre. Les tombes qu'ils visitent sont côte à côte. Chacun se regarde du coin de l'oeil et en fait mentalement une critique. Jusqu'au jour où un l'un et l'autre se voit avec un sourire. Commence alors une histoire d'amour, ou ce qu'il en apparait. Car lorsque Désirée va à la ferme de Benny, elle a comme un choc culturel. La vie à la ferme est completement differente à celle de la ville, et Désirée se voit mal là. Quand à Benny, il espérait avoir trouvé la femme de ses rêves, la femme qui l'aiderait dans ses taches. Et pourtant, ils vont quand même continuer à se voir malgres leurs grandes différences. Durant la lecture, je me suis demandée où leur menera cette histoire.
Donc chacun racont de son côté ses point de vues par rapport à une situation, sa petite vie sociale, ses pensées sur l'autre.
Roman que j'ai aimé pour la forme de l'histoire, et des personnages completement incompatible. Roman que j'ai eu dut mal à lacher.
 
Header image by sabrinaeras @ Flickr