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jeudi 15 octobre 2009

Les fiancées de l'enfer, Chrystine Brouillet

Présentation de l'éditeur :
Le cadavre gisait sur la chaussée dans une position fœtale, comme si la victime s'était recroquevillée sur sa douleur. Un voile noir avait vite obscurci son existence, l'avait délivrée de l'horreur qu'elle venait de vivre. Cette fois encore, le violeur avait marqué sa victime. Une lettre gravée dans la chair, sous le sein gauche, et quatre traits sanglants, formant une croix comme Maud Graham n'en avait jamais vu. Les blessures n'étaient pas très larges, mais la douleur conjuguée à la terreur avaient profondément traumatisé les victimes qui avaient survécu. À qui ces marques étaient-elles destinées? Qui signait ces messages atroces? Pour le découvrir, Maud Graham savait qu'elle devait pénétrer dans la pensée du violeur, le précéder, se noyer dans son âme.


Mon avis :
Roman policier pas si policier que ca car j'ai découvert assez rapidement les raisons qui motivaient le coupable. Toute fois l'écriture de l'auteur (que je connaissais via un autre roman - Cher voisin - que j'avais beaucoup aimé)se laisse lire, sans oublier les personnages qui m'ont fait continuer la lecture.
En parallèle de l'enquête de Graham, il y a cette histoire avace la famille de Marie- Eve : une mère "folle", des secrets de famille bien gardé, qui se retrouveront entre guillemets avec l'enquête...
Quelques passages un peu dure à lire par leur dureté.

Extrait :
Pour lire le premier chapitre cliquez
là !

mardi 13 octobre 2009

L'empreinte de l'ange, Nancy Huston

Présentation de l'éditeur :
Nous sommes à Paris, à la fin des années cinquante. Saffie, l'énigmatique et belle Allemande aux yeux vert d'eau, devient l'épouse du grand flûtiste Raphaël Lepage, profondément épris dès le premier regard. Mariée, puis mère, Saffie ne change pas : rien ne semble pouvoir illuminer son visage fermé et triste, éclairer des yeux qui en ont trop vu - qui ont tout vu. Rien, sauf l'amour fou qui l'embrase le jour où elle remontre le luthier de Raphaël, un juif hongrois nommé András. Ecartelé entre son histoire et sa passion inattendue pour cette Allemande, il tente d'apprendre - et de lui apprendre - à vivre avec leur passé. Cette bouleversante histoire d'amour et de musique, qui évoque la mémoire, les espérances et les crimes de notre temps, a été couronnée par le grand prix des Lectrices de Elle 1999.



Moi :
L'histoire se déroule à Paris et commence en 1957. La guerre a laissé ses traces dans certaines âmes. Comme la mère de Raphael qui ne veut avoir aucun contact avec des allemands. Raphael passe une annonce pour trouver une bonne à tout faire. Saffie se présente alors un jours sur le palier de sa porte. Elle pourrait paraitre alors sans vie, comme si elle était un coquillage vide. Pourtant elle se mariera avec lui et lui donnera un enfant.
Dès le début de cette lecture, j'ai pu comprendre que Saffie vivait dans son monde, qu'elle avait dut avoir un sorte de traumatisme. Elle en parlera plus avec András, un emmigré hongrois, qu'avec son mari. Peut-être parce que András la comprendrait mieux que Raphael...
Toute facon Saffie mene une double vie, elle est comme le jour et la nuit selon avec lequel des deux hommes elle se retrouve.
A la fin j'étais surprise comment cela se terminait. Il y avait un sujet auquel je m'y étais préparée mais pas pour l'autre.
Un roman à lire.

Extrait :
Pour lire un extrait cliquez ici !

mardi 22 septembre 2009

Le chemin des âmes, Joseph Boyden

Présentation de l'éditeur : 1919. Nord de l'Ontario. Niska, une vieille Indienne, attend sur un quai de gare le retour d'Elijah, un soldat qui a survécu à la guerre. A sa grande surprise, l'homme qui descend du train est son neveu Xavier qu'elle croyait mort, ou plutôt son ombre, méconnaissable. Pendant trois jours, à bord du canoë qui les ramène chez eux, et tandis que sa tante essaie de le maintenir en vie, Xavier revit les heures sombres de son passé : l'engagement dans l'armée canadienne avec Elijah, son meilleur ami, et l'enfer des champs de bataille en France...


Ce que j'en dis :
L'histoire se passe en 1919, après la guerre, au Canada.
Niska, indienne chamane, attend le retour d'un jeunne homme qui lui est proche de la guerre.
Elle vit loin de la ville où elle ne s'y fera jamais et attend l'arrivé de celui-ci. Lorsqu'il arrive, elle a dut mal à le reconnaitre. Alors commence leur voyage de trois jours en canoe qui les ramenera chez eux mais surtout où chacun racontera son passé.
Du moins pour Xavier, les mots auront du mal à sortir de sa bouche, et nous racontera les horreurs de la guerre, mais aussi de son ami d'enfance Elijah avec qui il était parti et dont il l'a vu changé petit à petit. Il se rappelera le mal être qui l'a eu à etre là-bas - du fait qu'il était différend - et le barrage de la langue ne lui facilitant pas les choses. Quand à sa tante, Niska, elle voit bien que son neveu est mal en point. Surtout son âme. Elle espere le faire parler durant ces trois jours, en savoir un peu plus... En attendant elle lui raconte des courtes histoires de sa propre enfance, des souvenirs qui appartiennent à eux deux en eperant lui faire du bien.
Nous auront l'occassion d'en apprendre un peu plus sur les indiens : entre ceux qui ceux sont christianisés, et ceux qui vivent reclus.

Bien que l'auteur a choisit un sujet fort interressant (les indiens - Cree pour ici- partis à la guerre) le sujet principale, pour moi, est l'amitié de Xavier et d'Elijah : avec les horreurs de la vie, leur amitié changera, l'un cherchant où est passé celui avec qui il a partagé son savoir, il tue par necessité; l'autre, cherchant à se fare bien voir aux yeux des autres et qui prendra le goût de tuer et lors d'un drame dira "j'ai été entrainé pour tuer sans réfléchir". (malheureusement je ne peux pas écrire la phrase exacte car j'ai lu ce roman en anglais)

Un livre que je recommande pour sa belle écriture, puis l'auteur nous parle d'un sujet sensible et dont à ma connaissance pas traité en ce qui concerne les indiens à la guerre. Puis les personnages attachants.


Titre en anglais : Three days road

samedi 22 août 2009

Sur le seuil, Patrick Senécal

Présentation de l'éditeur :
II se nomme Thomas Roy. C'est l'écrivain le plus adulé du Québec. La parution de ses romans d'horreur est toujours un événement médiatique majeur. Or voici qu'on le retrouve chez lui, horriblement mutilé et catatonique. Tentative de meurtre ou suicide manqué ? Pendant que la police enquête, Roy est placé en observation dans un hôpital de Montréal. Paul Lacasse, le psychiatre qui traite l'écrivain, considère au départ le cas comme banal. La découverte de faits troublants l'oblige cependant à reconsidérer peu à peu son opinion. Bientôt, ce sont toutes ses certitudes, tant personnelles que professionnelles, qui chancellent. Car, au-delà du drame de Roy, quelque chose de terrifiant se dévoile lentement, quelque chose d'inimaginable et aux conséquences monstrueuses...

Moi :
Tout d'abord je tiens à remercier Mimi qui m'a envoyer son livre.
Les critiques québécoises comparent l'auteur à Stephen King...C'est vrai qu'on y retoruve certain aspect, surtout le mystére noire qui tourne autour de Thomas Roy. Quand à moi, je dirais que le genre de ce roman m'a fait rappelé Maxime Chattam.
Honnêtement j'ai eu dut mal à lacher le roman, et même si j'étais morte de fatigue, je preférais en savoir un plus en continuant ma lecture. Un genre assez mystique, noire. Bref si vous aimez Maxime Chattam et Stephen King, je vous le conseil vivement !Je prefere prévenir qu'à la fin c'est assez craigmos.

dimanche 10 mai 2009

Le poids des secrets, Tome : Tsubaki ; Aki Shimazaki

Présentaion de l'éditeur :
Dans une lettre laissée à sa fille après sa mort, Yukiko, une survivante de la bombe atomique, évoque les épisodes de son enfance et de son adolescence auprès de ses parents, d'abord à Tokyo puis à Nagasaki. Elle reconstitue le puzzle d'une vie familiale marquée par les mensonges d'un père qui l'ont poussée à commettre un meurtre.
Obéissant à une mécanique implacable qui mêle vie et Histoire, ce court premier roman marie le lourd parfum des camélias (tsubaki) à celui du cyanure. Sans céder au cynisme et avec un soupçon de bouddhisme, il rappelle douloureusement que nul n'échappe à son destin.


Mon avis :
Un court message pour dire que ce petit roman, ou plutot premiere partie, assez court se lit trop vite...même en y faisant attention à ne pas le dévorer. Il n'y a pas d'action, pas de suspense. L'écriture de l'auteure est fluide, et se lit très facilement. je me suis laissée emporté par les mots.
La plupart des pages de ce roman est sous forme d'une longue lettre, d'une mère à sa fille. Elle lui raconte un secret, si ce n'est deux selon comment on interprete les choses. Elle lui raconte aussi une période de sa vie qu'elle a toujours évité de parler non parce qu'elle a été traumatisé par cette bombe d'Hiroshima.

Lorsque j'ai lu les derniers mots, j'ai juste regretté que cela ne se poursuivait pas. De pas avoir le tome 2. je devrais être patiente jusqu'à cet été et pouvoir me procurer les volumes suivants !

Extrait :
"Un jour, dans le bois de bambous, Yukiko me dit :
- La guerre se terminera bientôt. Il le faut. On ne pourrait pas gagner la guerre même en faisant travailler des enfants. Il n'y a pas de libertés. Pas du tout. On n'a pas le droit de dire ce qu'on pense. Ce n'est pas à cause de la guerre. C'est une mentalité dangereuse qu'on a ici. On ne cherche que le pouvoir. On ne fait pas la guerre pour la liberté. "
 
Header image by sabrinaeras @ Flickr