Affichage des articles dont le libellé est littérature francaise. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est littérature francaise. Afficher tous les articles

jeudi 17 mai 2012

Les trois saisons de la rage, Victor Cohen-Hadria

Présentation de l'éditeur :
Formidable catalogue des mœurs, croyances et turpitudes du monde rural, Les Trois Saisons de la rage, qui se situe en Normandie, est autant le roman d'un médecin de campagne au XIXe siècle que l'évocation universelle de ce qui suscite les comportements humains. Tissant une foisonnante intrigue de destins, de situations et de révélations où la naïveté, le cynisme, l'égoïsme, l'avidité et le désir mènent la ronde, il confirme le talent de Victor Cohen Hadria, l’ auteur des Chroniques des quatre horizons, dont la vision du monde, lucide, et même impitoyable, n’est pourtant pas dépourvue d'humanité.


Ce que j'en dit rapidement :
L'ayant commandé surtout après avoir lu la présentation sur le site du livre de poche, un médecin de campagne de la deuxième moitié du XIXe siècle, cette lecture me disait bien.
Le d´but est une femme qui repart d'une maison avec des lettres avec elle, de la lecture. Qui est cette femme ? Nous ne le serons qu'à la fin.
Sinon le roman est partagé entre trois parties :
- le prologue
- le récit 
- l'épilogue.
Le prologue est une correspondance où le docteur Le Coeur sert d'intermédiaire pour une famille de paysans illitrés, et une jeune femme, via un de ses confrère -médecin dans l'armée- pour le fils de cette pauvre famille et la dulcinée de celui-ci.
Un échange de correspondance intérressant du point de vue des deux professionnelles de la santé avec leur point de vue par rapport à leur facon de s'y prendre avec les patients, mais aussi les différences de moeurs entre eux et le peuple pauvre. Comme il a été fait remarqué dans une des lettre : l'argent des riches peut acheter les pauvres ; les riches restent au chaud chez eux, tandis que les plus pauvres sont envoyés à la bataille...
Le récit est le journal du médecin de campagne Le Coeur. Où il écrit plus au moins son quotidien, ses avis partagés ou non par rapport à certains progrès de la médecine, comment il traite ses patients, sa vie sociale et sa correspondance avec cet autre médecin pour qui ils communiquent envers une famille et le fils ainé.
Ses recherches concernant la rage. Ses liens avec certains de ses patients.
Un facon de voir comment les gens vivaient, au milieu des affubulations, peurs du muvais oeil, réprésaille.
Je dois dire que certains passage étaient long...surtout du côté vie intime.
Son journal se tient durant trois saisons de l'année d'où le titre.
Mais plus je m'approchais de la fin, plus je me demandais comment cela allait se terminer...
L'épilogue est la fin du roman. Et je n'en dirais pas plus car je m'attendais pas une telle fin. Tout en sachant qui est cette jeune femme qui a eu accès à lecture.

dimanche 18 mars 2012

L'appel de l'ange, Guillaume Musso

Présentation de l'éditeur :
New York. Aéroport Kennedy. Dans la salle d’embarquement bondée, un homme et une femme se télescopent. Dispute anodine, et chacun reprend sa route. Madeline et Jonathan ne s’étaient jamais rencontrés, ils n’auraient jamais dû se revoir. Mais en ramassant leurs affaires, ils ont échangé leurs téléphones portables. Lorsqu’ils s'aperçoivent de leur méprise, ils sont séparés par 10 000 kilomètres : elle est fleuriste à Paris, il tient un restaurant à San Francisco. Cédant à la curiosité, chacun explore le contenu du téléphone de l’autre. Une double indiscrétion et une révélation : leurs vies sont liées par un secret qu’ils pensaient enterré à jamais… 

Rapidement :
Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu du Musso. Disons que je m'étais faite une image de lui et de son écriture. Mais voilà, cherchant des livres francais à la bibliothèque, et facile à la lire, je me suis pensée : laissons lui une chance.
Je dois dire que je n'ai pas été décu. Monsieur Musso s'est inspiré d'une anecdote qui lui ai arrivé : rentrant dans une autre personne, leurs téléphones tombent et sans s'en apercevoir prennent le mauvais.
C'est comme ca que ca se passe pour Madeline et Jonathan. L'un vivant en Californie, l'autre à Paris.
Tout les deux avec un caractère de ronchonneurs. Ce qui arrive arriva : chacun regarde sur le téléphone de l'autre, en apprend un peu plus sur chacun.
Mais au fus et à mesure qu'on avance dans la trame, on sent que Jonathan est attiré par cette jeune femme. Qu'elle cache un secret. De plus sur son téléphone puisque ce dernier ne contient pas grand chose mais la mémoire est presque remplie. 
Quand à Madeline, elle ne peut se résoudre à renvoyer le téléphone à son propriétaire. Elle a peur qu'il s’aperçoive qu'elle y cache quelque chose...
Jonathan a réussi à découvrir qui est Madeline et son secret. Secret qui commence à le hanter et se décide à voir certaines personnes. Commence alors une longue course poursuite. Oui mais qui cherche à faire taire les gênants ?

Comme on peut se douter leur chemin va se croiser de nouveau. J'ai été lègerement surprise par ce côté thriller de la part de l'auteur. Un roman agréable sans fantôme ou ange ;) 

Rose, Tatiana de Rosnay

Présentation de l'éditeur :
Paris sous le Second Empire. Les ambitieux travaux d'Haussmann détruisent des quartiers entiers, générant des milliers d'expropriations douloureuses. Loin du tumulte, Rose Bazelet mène une vie paisible, au rythme de sa lecture du Petit Journal et de ses promenades au Luxembourg. Jusqu'au jour où elle reçoit la fatidique lettre du préfet : sa maison, située sur le tracé du boulevard Saint-Germain, doit être démolie. Liée par une promesse faite à son mari, elle ne peut se résoudre à partir. Contre le baron, contre l'empereur, Rose va se battre pour sauver la demeure familiale qui renferme un secret jalousement gardé…

Moi :
Ce n'est pas la première fois que l'auteur parle de la mémoire qu'on les habitations (maison, appartement).
Ici, c'est à travers Rose qui écrit une longue lettre à une personne qu'elle a tant aimé.
L'histoire prend place vers 1890, à Paris, où la Cité se rénove. Ce qui veut dire la mort de certaines rues dont celle où se situe la maison de Rose.
Rose à travers ce long courrier - peu de de dialogue, soit dit en passant - refait revivre certains souvenirs, décrit la vie de la rue du quartier. Elle en parle avec une telle passion que j'arrivais à voir sous mes yeux ce Paris qui se modifier pour diverses raisons. Décisions du préfet et de l'empereur. Ceci dit Rose nous parle également de son combat à sauver sa rue.
On comprendra bien vite ce qu'elle a en tête. Et c'est sûrement pour ca que j'ai beaucoup aimé ce personnage téméraire, courageuse.
En lisant cette lettre c'est sa vie qu'on lit. Le genre d'enfance, celle de son mari, sa dévotion à sa belle-mère. Pour tout dire, je l'ai lu en une journée tellement j'étais prise par l'histoire.
Et pour moi, je dirais que c'est un de ses meilleurs romans. Tatiana de Rosnay note à la fin du livre qu'elle a pris quelques libertés avec les dates. Mais en ce qui concerne la destruction de certaines rues pour créer /aménager des boulevards, c'est vrai. Nous pouvons même y voir un gros plan où se situait la rue Childebert dans le quartier Saint Germain dès Près avant et après les travaux d'Haussmann.

lundi 27 février 2012

Le mystère Sherlock, J-M Erre

Présentation de l'éditeur :
Meiringen, Suisse. Les pompiers dégagent l'accès à l'hôtel
Baker Street. Cet établissement, charmant et isolé, a été coupé
du monde pendant trois jours à cause d'une avalanche.
Personne n'imagine que, derrière la porte close, se trouve un
véritable tombeau. Alignés dans la chambre froide reposent les
cadavres de dix universitaires. Tous sont venus là, invités par
l'éminent professeur Bobo, pour un colloque sur Sherlock
Holmes. Un colloque un peu spécial puisque, à son issue, le
professeur Bobo devait désigner le titulaire de la toute
première chaire d'holmésologie de la Sorbonne. Le genre de
poste pour lequel on serait prêt à tuer... Hommage, plein de
rebondissements, à Sherlock Holmes et à Agatha Christie;
regard amusé sur le petit monde de l'Université ; humour et
légèreté. Pour lutter contre la déprime ambiante, Le Mystère
Sherlock est idéal ! 

Mon petit mot à moi :
Je dois dire que je n'ai pas regretté mon achat. Généralement j'achète les formats poches à cause de leur doux prix mais là, s'agissant d'un auteur que j'aime beaucoup...
Comme je l'ai dit à mon amie Heureuse, pour cette lecture s'est déroulé tel quel qu'une partie du jeux Cluedo. Qui a tué telle personne dans telle pièce. Nous même lecteur, nous cherchons bien sur à savoir qui pourrait être le criminel et qui tient absolument à être titulaire de cette première chaire d'holmésologie. 
Bien sur on y retrouve le ton des précèdent romans de l'auteur : humour noir, son côté loufoque... J'en ris presque en repensant aux premières pages ^^
Mais je dois dire que au bout d'un moment j'en avais mare de manger du Sherlock Holmes par-ci et par-là. Car comme l'indique le titre c'est sur Sherlock, ou plus particulièrement sur un groupe de personnages persuadés que ce grand détective fictif est bel et bien existé. Attention à vous, si vous osez leur dire le contraire ! Vous aviez été prévenu.
 Heureusement qu'il y avait des extraits du guide pour les nuls de Sherlock Holmes :D Et bien sûr une fin qui prend une drôle de tournure. Pas celle à laquelle je m'attendais.
Mais si je dois noter je donnerais 4/5 car c'est Mr Erre :p

dimanche 26 février 2012

Le passager, Jean-Christophe Grangé

Présentation de l'éditeur :
Je suis l'ombre. Je suis la proie. Je suis le tueur. Je suis la cible. Pour m'en sortir, une seule option : fuir l'autre. Mais si l'autre est moi-même ?

Moi :
Avec une telle présentation de l'éditeur, et voyant le gros pavé que c'est ( près de 750 pages) même pas peur, je l'ai emprunté...et dévoré en un week-end !
Oui, j'ai lu ce gros livre en un week-end tellement j'étais dedans. Dès les premières pages, j'ai eu peur de l'avoir lu : le personnage principal s'appelant Mathias. Soit c'est moi, soit Mr Grangé adore ce prénom car il me semble retrouver ce prénom dans deux autres de ses romans. Soit dans beaucoup de thriller,les hommes s'appellent ainsi. Si quelqu'un s'est fait la remarque merci de me le faire savoir, ca me rassurerais :)
Une fois de plus Grangé a été plus que mes expectations : je l'ai trouvé beaucoup mieux et intéressant que le dernier !
Donc revenons au personnage Mathias, psychiatre dans un hôpital psychiatrique à Bordeaux - désolée mais faut que je le dise que j'étais toute excitée au fait que l'histoire se passe dans le sud-ouest ^^ - il nous raconte un de ses rêves. Quelques pages plus loin, on lui amène un nouveau patient qui a perdu la mémoire mais qui se souvient de ce rêve. 
Ce patient n'était pas loin d'une scène de meurtre. Meurtre mise en scène par rapport à un des mythes grecs - point supplémentaire pour me faire encore plus lire ce livre : j'adore les légendes et mythologies.
L'enquête prend place. Le psychiatre, Mathias, quand à lui, cherche à savoir qui est son patient amnésique. Son patient fait d'un cas rarissime en matière psychologique en France, voir en Europe mais très reconnu aux Etas-Unis : un passager sans baguage. Une personne efface inconsciemment sa mémoire pour en recréer une. 
Entre temps l'enquête de la police et du psy s’entrecroisent pour le meilleur et le ...pis.
Car Mathias est reconnu par d'autres personnes sous un autre nom. Est-il lui aussi un "passager sans bagages" ? Et combien d'identités / de crises a-t-il eu par rapport à sa vraie identité ? Qui est-il vraiment ? Est-il le meurtrier ? Autant de questions sans réponses. Une enquête sur lui-même s'ouvre alors que la police lui court après. Anais, inspectrice, croit en son innocence. Elle même mal dans sa peau, névrosé, qui a un passé lourd ou du moins son père avec qui elle a coupé tout contact depuis qu'elle sait qui il est réellement.

Bref, des meurtres commis représentant la mythologie grecques, un peu partout en France. L'action se déroulant plus particulièrement dans le sud-ouest (yeah!) dans le sud-est, et Paris.
Un psychiatre qui découvre qui n'est pas celui qui prétend être et recherche sa propre identité en revivant celles qu'il a été pour remonter le fil pour remonter au meurtrier s'il ne l'est lui même. Une inspectrice névrosé qui vit dans le passé, et dont son instinct lui crie que Mathias est innocent.
Mr. Grangé nous tient avec les rebondissements et m'a fait tenir jusqu'à la fin et je dois dire que je n'ai su que vers la fin qui était le meurtrier...
Avis à tout ceux qui aiment stresser, et être pendu à une enquête comme celle-ci.

Toutes mes excuses si je n'ai pas dévoilé plus : beaucoup de mise à jour à faire :(

Le héron de Guernica, Antoine Choplin

Présentation de l'éditeur :
Avril 1937, Guernica. Quand il ne donne pas un coup de main à la ferme du vieux Julian, Basilio passe son temps à peindre des hérons cendrés dans les marais, près du pont de la Renteria. Ce matin du 26, alors que nombre d’habitants ont déjà fuit la ville dans la crainte de l’arrivée des Nationalistes, le jeune homme rejoint son poste d’observation au bord de l’eau. Amoureux d’une jeune ouvrière de la confiserie, il veut lui peindre un héron de la plus belle élégance, lui prouver sa virtuosité et son adresse de coloriste, alors que, déjà, les premiers bombardiers allemands sillonnent le ciel. Ce n’est pas que Basilio se sente extérieur au conflit, il a même tenté de s’enrôler chez les Républicains, mais on n’a pas voulu de lui. En ville, on dit de lui qu’il a un sacré coup de pinceau. Mais qui peut comprendre sa fascination pour ces oiseaux, l’énigme de leur regard, leur élégance hiératique, mais aussi leur vulnérabilité ? Peintre naïf, peut-être que ce Basilio, mais surtout artiste qui interroge la question de la représentation. Comment faire pour rendre par le pinceau la vie qui s’exprime dans le frémissement des plumes ? Questionnement peut-être plus essentiel encore dans ces temps de cruauté. Car sitôt les premières bombes incendiaires tombées sur Guernica, Basilio rejoint la ville pour voir, de ses propres yeux, l’horreur à l’oeuvre. Avec l’aide d’Eusebio, son ami prêtre, il photographie les avions allemands, pour témoigner de ce massacre. Mais comment rendre la vérité de ce qu’ils sont en train de vivre, ceux de Guernica, dans ce cadre limité de la plaque photo ? « Ce qui se voit ne compte pas plus que ce qui est invisible » dit-il.

En quelques mots :
Tout d'abord un grand merci à mon amie Heureuse pour m'avoir fait découvrir cette magnifique lecture.
Lecture qui s'est dévoré trop vite à mon goût...L'écriture est simple, mais l'auteur à travers son personnage principal Basilio, une jeune homme timide, rêveur, et avant tout passionné de peinture plus particulièrement des hérons, nous parle de l'art. Mais attention ne vous attendez pas à des descriptifs, ou des mots barbares. Non, tout simplement à travers les yeux de Basilio, nous percevrons une autre approche de l'art. Que se soit avec la peinture ou la photo.
Par exemple il y a ce moment où le père Eusebio lui demande de prendre photos des avions allemands en train de bombarder Guernica. Basilio lui voit autre chose qu'il prend en photo et qui parlera autant que les photos des avions en train de bombarder. 
Pourtant au début je crus que Basilio allait rencontrer Pablo Picasso et lui témoigner ce qu'il a vu lui à Guernica ce jour-là. Mais non...son témoignage se déroule d'une différente facon que je ne le pensais.
Je ne sais comment parler de ce livre...mais une chose est sûr pour moi : j'en suis tombée amoureuse, et le recommande vivement !

lundi 19 septembre 2011

La grand.mère de Jade, Frédérique Deghelt

Présentation de l éditeur :
Quand Jade, une jeune femme moderne, " enlève " sa grand-mère pour lui éviter la maison de retraite et fait habiter à Paris celle qui n'a jamais quitté la campagne, beaucoup de choses en sont bouleversées. A commencer par l'image que Jade avait de sa Mamoune, si bonne, si discrète... Une histoire d'amour entre deux femmes, deux générations, au dénouement troublant...



Ce que j en dis :
   L'histoire enivrante d'une jeune femme, une trentaine d'années, Jade, qui décide de s'occuper de sa grand-mère Jeanne, octogénaire, pour lui éviter la maison de retraite.
Entre ces deux générations, un lien fort, tel que la complicité est là. Mais surtout Jade apprend à connaitre une autre facette de sa grand-mère. Jeanne lui rélève un secret qu'elle n a jamais raconté à quiquonc de la famille. Jeanne fait rappeler à sa petite fille les conditions d une femme comme elle, née dans les années 20, fille de paysan dans les Alpes...les loisirs tel que la lecture n avait place.
   Les deux femmes apprennent à vivre, cotoyer l'univers de l'autre. Au moins Jeanne apprend à vivre avec cette nouvelle génération à Paris.
Quand à Jade, elle est toujours aux aguets pour sa grand-mère. Une oreille attentive aux souvenirs de cette femme courageuse qui lui fait rappeler ce que les femmes d'alors ont connu. Travaillant sur un roman, elle le fera lire à la vieille femme qui lui donnera son avis et l'aidera.

Un roman qui m a profondément plus par cette attachement entre ces deux générations, mais surtout le personnage de Jeanne qui m a beaucoup plus avec son amour pour les livres qu'elle a dut garder cacher.
 Le roman est partagé en deux voix : par une narration lorsqu'il s agit de Jade et de sa vie, et la voix de Mamoune (Jeanne) qui raconte son point de vue. Les chapitres sont courts.

Je dois dire que le prologue m'a surprise, et du le lire deux fois la première page pour être sur d'en avoir bien saisi le sens. Je dois dire que je m attendais d'un côté que cela se termine ainsi mais une autre partie de ce prologue m'a complètement surprise, débouselé. Me suis sentie désolée pour les deux femmes.

Un roman que je recommande.

dimanche 11 septembre 2011

Toubib or not toubib, Agnès Abécassis

Présentation de l'éditeur :
Elle court, elle court, la maladie d'humour... La preuve dans ce cabinet médical pas comme les autres. Après avoir été accueilli par une réceptionniste douce comme un pit-bull, vous aurez le choix entre une dentiste si gaffeuse que vous préférerez garder vos caries, un gynécologue odieusement misogyne, un bel acupuncteur dont les patientes sont piquées, ou Yohanna, la gentille généraliste qui va elle-même s'allonger chez le psy entre deux examens, Un homme bien étrange d'ailleurs, ce psy. Il lui fait revivre, sous hypnose, toutes ses premières fois, pour comprendre d'où vient son problème de manque de confiance en elle. Mais la situation dérape le jour où elle commence à développer de surprenantes aptitudes... Finalement, le plus malade n'est peut-être pas celui qu'on croit ! 

Rapidement :
Je suis allée l'emprunter à la bibliothèque après avoir lu l'avais de Heureuse. Ce qui tombait bien car je me cherchais une lecture sans prise de tête, et je suis du même avis que Heureuse c'est un bon roman dans le genre chick-lit. Pourtant la présentation du cabinet médical m'a fait rappeler une série américaine que j'ai récemment découverte...
Heureuse ayant laissé savoir qu'elle avait été surprise à la fin, je cherchais durant ma lecture comment cela se pourrait se terminer. N'ayant jamais lu l'auteur, je ne peux comparer à ces précédents romans. Ceci-dit j'étais contente d'avoir mis le doigt sur un point et j'étais vraiment surprise par la fin car je n'aurais jamais pensé à ça.
Certes ce n'est pas de la grande littérature mais j'ai passé un bon moment en compagnie de ce roman :)

samedi 3 septembre 2011

Un hiver avec Baudelaire, Harold Cobert

Présentation de l'éditeur :
Sa femme l'a mis dehors, son CDD n'est pas prolongé. Philippe est happé dans une spirale infernale et passe de l'autre côté de la barrière sociale : SDF, confronté à la dure loi de la rue, faite de solitude, de honte et de violence. Jusqu'au jour où il rencontre Baudelaire. Grâce à cet inénarrable compagnon d'infortune, et avec l'aide d'un vendeur de kebab, d'une riche veuve et d'une dame pipi, il réussit à remonter la pente. Et à retourner à une vie normale. Plongée sans fard dans le quotidien des plus démunis, Un hiver avec Baudelaire, en mêlant romanesque et réalité sociale, poésie et âpreté, nous rappelle à quel point est précaire l’équilibre qui régit nos vies.

Mon petit mot dessus :
Un roman que j'ai beaucoup aimé pour son sujet réaliste, des personnes que nous croissons tous les jours sans "vraiment" porter notre entention sur eux.
L'auteur a eu l'idée d'écrire suite à reportage vu à la télé concernant les SDF ayant un chien. Ces gens là ne peuvent amener leus animaux de compagnie avec eux dans les centres...Par contre il y a une péniche, le Fleuron, à Paris, où les gens aont accepté avec leur fidel compagnon.
Il intègre son idée avec l'histoire de Philippe : divorcé, tension avec son ex, il n'arrive pas à se concentrer au travail et perd son boulot. La vérité est dur à admettre, mais il fait de son mieux pour garder la tête sur les épaules, pour ne pas sombrer dans la folie, ou trouver le réconfort dans l'alcool comme la plupart. Il pense à sa fille, et c'est ca qui va l'aider à avoir les idée claires.
Il fera une racontre avec un chien. Mais il ne lui prêtera guère attention jusqu'à une certaine nuit, depuis ils sont inséparable. Il apprendra que ce dernier s'apelle Baudelaire, hommage au poète. Baudelaire l'aidera à retouver le sourire, à retrouver confiance. Grâce à certaines racontres, à la gentillesse de certaines personnes, et sans oublier Baudelaire - le chien, Philippe sera guidé, et redoublera ses efforts sachant qu'au bout il y aura sa fille. 
L'auteur par son écriture y mêle la tendresse, poésie, et tristesse. Ce n'est pas un roman dans le genre documentaire qui cherche à nous culpabiliser. Mais plutot à nous sensibiliser ce que peut vivre une personne qui se retrouve sans un cents, sans un toit. La peur. La faim. Le froid. Ne pas connaitre ses droits en tant que chômeur. Ne pas connaitre ses droit en tant que divorcé.
Sans oublier un joli clin d'oeil pour Le Fleuron qui aide beaucoup ce genre de personnes ayant un animal de compagnie. 
Un roman une fois terminé, qu'on a du mal à oublier, et qui nous fera - sûrement - regardé autrement ces personnes assises à faire l'aumone.
Pour moi, c'est un roman à lire.

Je veux juste rajouter un point - rien à voir avec le livre, mais avec son sujet. A savoir que dans les pays anglo-saxons, les chômeurs, (SDF? m'en souviens pas) ont la possibilité de vendre toute les deux semaines un magazine pour un petit prix dont la moitié de la somme est pour le vendeur. Quand je vivais en Australie, et Angleterre, j'avais mon habitué. Si je ne les croissais pas, je me dirigeais dans un autre quartier et aidais une autre personne.

L'armée furieuse, Fred Vargas

Présentation de l'éditeur:
 Cette nuit-là, dit-elle lentement, Lina a vu passer l'Armée furieuse. Et Herbier y était. Et il criait. Et trois autres aussi. C'est une association ? L'Armée furieuse, répéta-t-elle tout bas. La Grande Chasse. Vous ne connaissez pas ? Non, dit Adamsberg en soutenant son regard stupéfait. Mais vous ne connaissez même pas son nom ? La Mesnie Hellequin ? chuchota-t-elle. Je suis désolé, dit Adamsberg. Veyrenc, l'Armée furieuse, vous connaissez cette bande ? Un air de surprise intense passa sur le visage du lieutenant Veyrenc. Votre fille l'a vraiment vue ? Avec le disparu ? Où cela ? Là où elle passe chez nous. Sur le chemin de Bonneval. Elle a toujours passé là. Veyrenc retint discrètement le commissaire. Jean-Baptiste, vraiment, tu n'as jamais entendu parler de ça ? Adamsberg secoua la tête. Eh bien, questionne Danglard, insista-t-il. Pourquoi ? Parce que, pour ce que j'en sais, c'est l'annonce d'une secousse. Peut-être d'une sacrée secousse. Nul doute que la fratrie "maudite" du village normand rejoindra la galaxie des personnages mémorables de Fred Vargas. Quant à Momo-mèche-courte, il est le fil conducteur de la double enquête que mène ici le commissaire Adamsberg, confronté à l'immémorial Seigneur Hellequin, chef de L'Armée furieuse.

Rapidement :
Roamn que j'ai dévoré. Je l'ai beaucoup plus apprécié que son prédécesseur.
Fred Vargas nous mênent dans une double enquête dont une risque de coûter le poste de Adamsberg. Quand à l'autre l'enquête Adamsberg s'y retrouve mélé tout d'abord par curiosité et  pour aider un collègue. C'est cette enquête-ci qui m'a le plus plus car l'auteur profite d'une vieille légende ( la chasse fantastique ) pour mettre en scène les crimes que Adamsberg aura ouï tout d'abord avant d'aller faire un saut en Normandie pour se changer les idées avant tout...
L'histoire inclus une famille mal-vu dans un petit village normand, dont l'un des membres a eu les visions de la grande chasse et de ses victimes. Tout le monde se connaissant et accuse à tort et à travers certains - malgré le doit pointé souvant vers la même direction. Et pourtant j'ai douté sur certains éventuels suspects mais mes neurones ont compris bien assez tard qui l'était vraiment.
Honnêtement, c'est un bon Fred Vargas ( pour moi) qui mêle une legénde (j'adore tout ce qui est attrait aux légendes, mythes) dans une belle région qu'est la Normandie avec "ses gens qui ne parlent pas beaucoup." Tout en mêlant travail d'équipe, le retour d'un des membres de l'équipe qui ne plaira pas à Danglard, la vie familliale de Adamsberg avec son fils retrouvé et qui le mêle aux enquêtes...j'étais loin de m'ennuyé durant cette lecture.


jeudi 23 juin 2011

Les déferlantes, Claudie Gallay

Présentation de l'éditeur :
La Hague... Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu'il arrache les ailes des papillons. Sur ce bout du monde en pointe du Cotentin vit une poignée d'hommes. C'est sur cette terre âpre que la narratrice est venue se réfugier depuis l'automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu'elle voit Lambert, c'est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d'un certain Michel. D'autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l'ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L'histoire de Lambert intrigue la narratrice et l'homme l'attire. En veut-il à la mer ou bien aux hommes ? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.

Ce que j'en dis :
Une fois de plus j'ai retrouvé l'écriture qui m'a donné envie de lire une fois de plus l'auteur.
Une fois de plus, tout comme dans "Seule Venise", la narratrice cherche à faire un deuil, à se remettre d'une blessure de coeur tout en s'éloignant d'où elle vient. Pour pouvoir tourner la page, pour ne plus penser à lui.
Notre narratrice vit à la Hague. Elle est employée par le centre ornithologique. Elle est renfermé, ne parle pas beaucoup d'elle.
Dans le village, la plupart sont des vieux. Tout se sait. Il y a de drôles de personnages comme la vieille Nan, que beaucoup pense pour folle. 
Elle ère au bord de la mer, surtout par temps de tempête, attendant que la mer lui rend ses morts. Mais elle attend surtout le retour de Michel. Nous pourrions nous demander qui est ce Michel par rapport à Nan. Surtout lorsqu'elle pense le reconnaître en Lambert qui lui, vient chercher des réponses. 
Notre narratrice sera attiré - sans vouloir le reconnaitre - par lui. Elle-même sera curieuse d'une certaine façon à savoir si c'est vrai ces réponses que Lambert attend de Théo.
Théo, vieille homme qui adore les oiseaux et en parler avec la narratrice. Avant, il était gardien du phare.
L'histoire est basé surtout sur les relations de la narratrice avec les autres personnages. Mais plus particulièrement celle avec Lambert, car elle cherche à savoir ce qu'il cherche à obtenir comme réponse appartenant au passé, aux fantômes.
Au fil et à mesure que nous avançons dans l'histoire, des confidences se font. Toutes tournant autour de Lambert et de sa famille disparu. 
Mais nous pourrons remarquer également que la narratrice réapprend à savoir et être aimer  sans avoir peur.

dimanche 5 juin 2011

Le vent t'emportera, Jean-Marc Souvira

Présentation de l'éditeur :
Août 2003. Le cauchemar recommence. Trois femmes retrouvées à leur domicile parisien, entravées, le visage lacéré à coups de miroirs brisés. Sur leurs corps nus, un morceau de papier reprenant une phrase de l'Ecclésiaste. Trois meurtres en tout point identiques à une autre série remontant à quelques mois. Mais dont l'auteur a déjà été arrêté... Erreur judiciaire, mimétisme, complot ? Dans la touffeur de la canicule d'août 2003, les pistes s'ouvrent et se referment. Un élément, quelque part, a forcément échappé aux policiers. Une évidence juste là, sous leurs yeux, de l'autre côté du miroir...

Ce que j'en dis  :
Un très bon thriller qui nous tiens bien jusqu'à la fin en suspense. 
Des personnages mystérieux que se soit au tout début du roman avec "l'homme" qu'on comprendra rapidement qu'il s'agit du tueur, phisyque particulier, et étant sous médicaments, nous pourrions nous poser des questions sur sa santé mentale ( surtout lors des préliminaires de l'enquête avec la description des corps des victimes) ou encore l'un des policiers, nouveau dans l'unité, assez discret mais bizarre tout de même. 
L'enquête est supervisée par le commissaire Mistral qui se remet d'une épouvatable affaire où il était à deux doigts d'y laisser sa vie. Lui même pensant être prêt pour revenir sur le terrain après de longue vacances ses proches et collègues ne vont pas tarder à s'inquiéter pour lui : fatigué physiquement et psychiquement, son état physique et moral se dégrade à grand pas. Sans oublier cette horrible canicule qui prend place durant tout l'été, et dont personne ne supporte.

Comme je l'ai écrit plus haut, l'intrigue est vraiment prenante. Surtout les extraits cahiers "journal intime, cahier de rêve" qui nous donne une idée sur un personnage concernant son enfance, mais aussi ces rêves. Il y avait une chose concernnat ces rêves, je donnerais pas de détails pour ne pas spolier la lecture, et je m'étais dit "surement que..." et en m'approchant de la fin j'étais bien heureuse d'avoir vu juste concernant ce point, héhé.
Je dois dire que le dénouement est assez costaud et que certaines parties du livre ont fait que soit je remettais en questions mon avis sur ce que je pensais avoir trouvé, soit j'avais tout simplement raté l'indice, le détail !
L'histoire se déroulant de plus sous un été caniculaire, et qui a eu des effets néfastes sur certains services, types de personnes, nous pourrions nous douter les états dans lesquels les cadavres étaient découvert.
Sans oublier un sujet, une maladie, bien décrite, développé dans le roman.
De plus le roman a éte écrit par un commissaire divisionnaire, qui a excerce lui même depuis 25 ans au sein de la police judiciaire. Et, comme on le disait avec la personne qui me l'a prêté, ca se sent dans l'écriture, le jargon du métier, etc.
Hônnetement, si vous êtes fan des thrillers, je vous recommande celui-ci. Et pourquoi ne pas le lire durant l'été s'il est aussi chaud que ne l'a été le printemps en France ;-)

Pour en lire un extrait c'est ici !

Seule Venise, Claudie Gallay

Présentation de l'éditeur :
A quarante ans, quittée par son compagnon, elle vide son compte en banque et part à Venise, pour ne pas sombrer. C'est l'hiver, les touristes ont déserté la ville et seuls les locataires de la pension où elle loge l'arrachent à sa solitude. Il y a là un aristocrate russe en fauteuil roulant, une jeune danseuse et son amant. Il y a aussi, dans la ville, un libraire amoureux des mots et de sa cité qui, peu à peu, fera renaître en elle l'attente du désir et de l'autre.
Dans une langue ajustée aux émotions et à la détresse de son personnage, Claudie Gallay dépeint la transformation intérieure d'une femme à la recherche d'un nouveau souffle de vie. Et médite, dans le décor d'une Venise troublante et révélatrice, sur l'enjeu de la création et sur la force du sentiment amoureux

Rapidement :
L'histoire de cette femme, qui nous narre l'histoire, dépressive suite à une rupture amoureuse, quitte Paris pour venir à Venise, en hiver. Pourtant on dit bien que ca ne sert à rien de fuir, mais des fois le besoin de se changer les idées est nécessaire pour faire le point avec sois-même. 
Ici, un changement s'opère en notre narratrice. Grace à des racontres, aux locataires de la pension où elle loge. Elle visite Venise lors de ses promenades, et nous fait visiter la ville par les descriptions. Durant l'une de ses promenades, elle est attirée par la fenêtre d'une librairie. Puis petit à petit s'attache au libraire, à ses mots, à ses partages que se soit sur les livres ou bien tout simplement la ville. On pourrait croire qu'elle se remet tout doucement de ses blessures de coeur...Une hisotire d'amour différente de celle que j'avais lu auparavant.
Pas facile d'en parler.
Je dirais juste que j'ai savouré ces mots qui formaient des phrases courtes. Qui eux même formaient des courts chapitres. Que j'étais envouté malgré la tristesse, la mélancolie qui s'en dégageait a fait que j'avais du mal à le lacher. 
Et que je suis tombée sous le charme de la plume de l'auteur.

mercredi 25 mai 2011

Cochon Neige, ou les tribulations d'un petit cochon trop mignon, Vincent Malone

Présentation de l'éditeur :
" Miroir, gentil miroir, dis-moi qui est la plus belle ?
- Reine, méchante reine, au château VOUS êtes la plus belle... Mais...
- Mais !? Il y a un "mais" ?
- Oui, ma reine, il y a un "mais"... "

Rapidement :
Un petit roman pour enfants assez sympa. Comme on peux le devinee au titre, c'est l'histoire d'un petit cochon qui a eu droit à son joli nom pour de belles raisons. L'histoire de basse est celle de Blanche-Neige  mais il y a souvent des notes en bas de pages faisant reférences à d'autres contes, histoires classiques d'enfants ( Alice aux pays des merveilles, Boucle d'or et les trois ours), ou tout simplement des petites notes comiques, jeux de mots sont aux rendez-vous.
Quand je dis l'histoire se basse sur celle de Blanche-Neige, c'est simple : Cochon Neige et la méchante reine ne vivent pas sous le même chateau. Les nains ne se comportent pas de la même facon que dans l'histoire classique...eux rêvent de charcuterie. Pour ne pas gacher la lecture, je ne donnerais pas plus de comparaissons.
L'histoire est accompagné d'ilustrations  fortes sympatiques.
Hônnetement, c'est un petit roman ( pour nous grands enfants) qui se lit trop vite et qui a bien souris à la fin car je ne m'y attendais pas :)

dimanche 8 mai 2011

Parle-leur de bataille, de rois, d'éléphants ; Mathas Enard

Présentation de l'éditeur :
13 mai 1506, un certain Michelangelo Buonarotti débarque à Constantinople. A Rome, il a laissé en plan le tombeau qu'il dessine pour Jules II, le pape guerrier et mauvais payeur. Il répond à l'invitation du Sultan qui veut lui confier la conception d'un pont sur la Corne d'Or, projet retiré à Leonardo da Vinci. Urgence de la commande, tourbillon des rencontres, séductions et dangers de l'étrangeté byzantine, Michel Ange, l'homme de la Renaissance, esquisse avec l'Orient un sublime rendez-vous manqué. Par l'auteur du très remarqué "Zone" (prix Décembre 2008 et prix du livre Inter 2009). 

Mon mot dessus  :
L'histoire, ou plutôt le récit car c'est plus sous  cette forme qu'il se présente, se déroule au XVIème siècle, en l'an 1506, en Italie. Michel- Ange est en attente d'une réponse du pape Jules II lorsqu'il recoit une missive d'Istanbul provenant du sultan. Il hésitera puis décide de s'y rendra. Le sultan souhaite que Michel-Ange s'occupe de l'architecture d'un pont du côté de la Corne d'Or.
Michel-Ange se trouvera un compagnion avec le poète Mesihi qui li fera découvrir la ville. Michel-Ange manque d'inspiratio, il prend des notes, dessine mais pas de trace de pont sur aucun papier. Le vizir le presse...L'artiste se sentira prisonnier alors d'une certaine facon...

L'auteur a écrit ce court roman à partir de quelques faits historique dont il nous fait savoir lesquels sont vrais à fin de son roman. Les chapitres sont très courts, emplie de douceur, d'une écriture qui m'a parut par moment poétique. Je ne peux pas dire que j'ai été attaché aux personnages, mes les émotions qu'ils émanaient étaient là : amour, jalousie, ambition, peur, complot...Il y avait également ces quelques pages de narration par l'Andalouse que j'aimais beaucoup.
En plus il y avait, pour moi aussi, un fait de l'histoire qu'on ne connaissait pas concernant Michel-Ange et ce voyage à Constantinople pour créer un pont sur la Côte d'Or. Nous avons tous entendu parler, voir vu, son magnifique travail à la Chapelle Sixtine.
Pour terminer, je dirais juste que l'auteur nous à un voyage exotique - d'une certaine facon - et initiatique. Pour moi c'est un roman à lire.

Vous trouverez ici l'avis de Soukee qui l'a aimé aussi.

mercredi 27 avril 2011

Marche arrière, Valérie Saubade

Présentation de l'éditeur :
« Il y a deux heures, j'ai écrasé mon ex-femme en reculant avec mon 4x4. J'ai toujours été d'un naturel assez maladroit ». Jusqu'à cette soirée d'octobre 2002, Vincent Verdun mène une existence agréable : fondateur et directeur d'un institut de langues, il réside dans un appartement cossu et vient de s'acheter une voiture neuve. Marianne et lui ont raté leur mariage mais réussi leur divorce : tout les dimanches soirs, il prend l'apéritif chez elle, en compagnie de son nouveau compagnon. Placé en garde à vue après le drame, Vincent est très vite convoqué dans le bureau d'une juge. Séduisante mais implacable, celle-ci instruit le dossier à charge. Vincent clame son innocence : non, il n'a jamais voulu tuer son ex-femme ! Pourtant, certains témoignages le contredisent... 

Mon avis :
J'avais lu les deux romans précédant de l'auteur que j'avais adoré. 
 Là, nous retrouvons son écriture, son genre mais je n'ai pas pris autant plaisir qu'avec "Happy birthday grand-mère" et " Les petites soeurs".
Le narrateur de l'histoire est Vincent Verdun, la quarantaine. Homme un peu effacé qui cherche pas tout les moyens à trouver des sujets de discussions avec ses enfants - qui sont majeures, coureur de jupons ( du moins c'est comme ca que je l'ai percu),personne qui s'énerve assez facilement.
Suite à l'accident, il sera amené à la police, et on le questionnera. Sous le choc, il répondra aux questions. Entre-temps, il repense à certains faits de son passé qui engage à chaque fois une femme...Au départ c'est comment il avait racontré Marianne, comment il s'est retrouvé père, etc.
L'enquête suit son cours. Sa fille qui n'était pas loin lors de l'accident refuse de lui parler et contrdit la version de son père. Ce dernier a choisi un drôle d'avocat, qui n'a jamais défendu quiquonc. Le cour de l'histoire se suit tout doucement. 
A force de se répeter et de voir qu'une ou deux autres personnes aient un avis différent de comment ca s'est déroulé, c'est à se demander si il a fait vraiment exprès ou était-ce simplement un accident. La toute dernière page m'a sidéré...
Malgré que le roman se lise bien sans encombre, je l'ai trouvé un peu mou. J'espère qu'avec son nouveau " Miss Sweety" sera aussi bien que les deux premiers.

Si vous ne connaissez pas l'auteur, et souhaiter la lire, lisez däabord " Happy birthday grand-mère" ou " Les petites soeurs".

La chasse sauvage, Laetitia Bourgeois

Présentation de l'éditeur :
Des cavaliers masqués sèment la tourmente au Val d'Amblavès, durant le mois de la Fête des morts. Barthélemy, le bayle du lieu, a-t-il affaire à des brigands ou pire encore ? La fièvre gagne les villageois et les vieilles superstitions resurgissent du passé, laissant le champ libre à l'imagination. Qui sont vraiment ceux que l'on nomme désormais les Ecorcheurs ? Car dans ce Moyen Age du XIVe siècle, une seule chose est capable de faire perdre la tête aux gens : la sorcellerie. 

Mon petit mot dessus :
J'avais souhaité le lire du fait que cela se passait au Moyen Age, époque de la chasse aux sorcières. Je ne connaissais pas du tout l'auteur et je fus heureuse de lire avec autant de description la vie qu'était à ce moment là. A la fin du roman se trouve un petit glossaire très bien fait sur certains mot, expressions.

Pour revenir à l'histoire elle-même, il semblerait qu'il y avait trois romans précédant celui-ci. Mais pas besoin des avoir lu pour ne pas comprendre l'histoire. 
Les principaux personnages sont Barthélémy, le bayle du lieu, et sa femme Ysabellis, guérisseuse. Chacun de leur côté mène l'enquête. Ysabellis plus par sa curiosité qui l'emporte, écoute et observe tout ce qui se passe autour d'elle. C'est surtout elle qui ouvre les yeux à son époux.  A savoir qui sont vraiment ces Ecorcheurs qui sèment la panique, c'est à se demander, c'est vrai, s'il n'y a pas de la sorcellerie en l'air. 
L'intrigue est bien méné jusqu'à la fin. Avis à tous ceux qui aiment l'histoire ( dans le sens où les descriptions bien détaillé de la vie de cette époque, les croyances,...) et à ceux qui aiment les enquêtes ^-^

dimanche 10 avril 2011

Les petites soeurs, Valérie Saubade

Présentation de l'éditeur :
" Sarah Debussy avait, ce jour-là, une foule de choses à faire avant de mettre fin à ses jours. Elle tenait à se suicider comme elle avait vécu. Avec efficacité. " Qui a poussé Sarah Debussy à finir consciencieusement sa boîte de somnifères ? Pour sa famille, peu importe : il est avant tout extrêmement indécent de mettre fin à ses jours quand on appartient à la bourgeoisie. D'autant que la petite effrontée, pourtant morte et enterrée, semble envoyer post-mortem des lettres sibyllines signées de sa main. Alors qu'on accuse la défunte de ne pas vouloir faire comme tout le monde, Agathe, sa nièce, décide de suivre ce jeu de pistes et les méandres du passé de cette famille pas comme les autres...

Mon mot à moi :
Je connaissais déjà l'auteure avec "Happy birthday grand-mère". Ici, je dirais qu'on revient à peu près le même genre de relation qu'il y avait entre la grand-mère et sa fille. Sauf qu'ici, c'est entre Albert Debussy et ses trois filles. Plus particulièrement Sarah, petite dernière, la rebelle des trois.
Sarah avait bien une raison de mettre fin à ses jours, mais il y en a une autre concernant son exilation aux Etats-Unis.

C'est sous forme de saga familliale qu'on découvrira ce qui a poussé Sarah a quitté le domaine famillial, voir le pays pour quelques années plus tard en finir avec sa vie.
Albert pensait qu'avec la mort de sa dernière fille, il en entendrait plus parler. Mais voilà, qu'il ne pensait pas si bien pensé. Car d'une certaine facon certains membres de la famille Debussy recoit du courrier de Californie, avec l'écriture de Sarah. Comment cela serait-ce possible puisqu'elle est décédée. Mais l'est-elle vraiment ?
En parallèle nous pouvons nous faire une idée de l'education que les trois soeurs (les deux autres étant Béatrice, et Berdanette) ont recu de leur père. Car c'est surtout sur eux que l'histoire tourne : Béatrice qui garde son sang froid, voir trop sérieuse et à se demander si elle a un coeur ; Bernadette femme très sensible qui fait une dépression depuis la naissance de sa fille (soit depuis une vingtaine d'année) et Albert : fils de pauvre qui a réussi à faire sa richesse et aime gérer la vie de ses proches et ne supporte pas qu'on lui tient tête.
Mais pourquoi et surtout de quoi Sarah cherche à se venger de son père ?
Petit à petit, après introdcution des autres personnages de la famille,certains secrets de famille refont surface...mais par qui ?


L'auteure, une fois de plus, nous délivre un roman avec de l'humour noir, ironique.
Elle nous fait passer par pratiquement tout les sentiments, les rebondissements font que j'ai tourné page après page avec un immense plaisir. Certaines scènes étaient prévisibles mais je ne m'attendais pas du tout à cette fin !

A lire si vous ne connaissez pas l'auteure, soit celui-ci soit celui que j'ai cité au tout début.

dimanche 30 janvier 2011

Le joli mois de mai, Emilie de Turckheim

Présentation de l'éditeur :
En ce joli mois de mai, Monsieur Louis repose sous un arbre, une balle de fusil dans la gorge. Par testament, il lègue à cinq clients chasseurs sa maison, sa forêt peuplée de sangliers, son élevage de porcs et même Aimé, l'homme â tout faire de la propriété. Les héritiers débarquent : un inspecteur à la retraite, un couple rapace, un militaire et un tenancier de bordel. Sans l'ombre d'une pensée pour le défunt, avidement, ils attendent le notaire. Qui ne viendra jamais. Parmi eux, il manque une femme. Emilie de Turckheim, dans une langue brute, ironique et cruelle, sème doute et indices avec la virtuosité d'un maître du suspense.

Quand à moi :
L'écriture est déroutante par le fait que le narrateur est simplement l'homme à tout faire de la propriété : Aimé. Aimé est un homme un peu simplet, et comme il le dira dès le début, il ne sait pas raconter les histoires.
Et pourtant je l'ai lu, et lorsque je l'ai fermé, c'était avec un grand sourire car je comprenais mieux pourquoi sur la quatrième couverture il est écrit " entre amour et vengeance, un huis clos à la Chabrol."
L'histoire est tout bêtement une histoire d'héritage entre cinq clients que connaissaient Monsieur Louis...Aimé nous les décrira et nous dira leurs noms. Noms qu'on retrouveras plus tard, par rapport à une histoire du passé.
Mais voilà que dans la soirée, une personne, qui était en très bonne santé, meurt soudainement. Les vautours se feront une joie de toucher une plus grosse partie de l'héritage. Mais pour cela ils doivent attendre le notaire qui n'est pas pressé d'arriver.
Aimé fait de son mieux pour bien les recevoir et leurs faire parler, histoire de combler le silence, de raviver la mémoire de Monsieur Louis.

Un petit livre que j'ai beaucoup aimé pour son cynisme, humour noir. Mais voilà quand je suis arrivée vers les dernières comment ne l'ai-je pu voir ce qui allait arriver ? J'ai été agréablement surprise.

mercredi 29 décembre 2010

Le coeur régulier, Oilivier Adam

Présentation de l'éditeur :
" Vu de loin on ne voit rien ", disait souvent Nathan. Depuis la mort de ce frère tant aimé, Sarah se sent de plus en plus étrangère à sa vie, jusque-là " si parfaite ". Le coeur en cavale, elle s'enfuit au Japon et se réfugie dans un petit village au pied des falaises. Nathan prétendait avoir trouvé la paix là-bas, auprès d'un certain Natsume. En revisitant les lieux d'élection de ce frère disparu, Sarah a l'espoir de se rapprocher, une dernière fois, de lui. Mais c'est sa propre histoire qu'elle va redécouvrir, à ses risques et périls. Grâce à une écriture qui fait toute la place à la sensation, à l'impression, au paysage aussi bien intérieur qu'extérieur, Olivier Adam décrit les plus infimes mouvements du coeur et pose les grandes questions qui dérangent.


En quelques mots :
Un roman bien mélancolique, qu'on prend le temps de lire. Olivier Adam écrit sur des thèmes qu'il a déjà abordé : la perte d'un proche, se remettre en question...
Ici, Sarah qui a perdu son frère Nathan. Ils étaient tout les deux très proches. Sarah revient par moment sur ces liens qui les unissaient, décrit leurs parents et le genre de relation qu'ils entretenaient. Malgré leurs forte ressemblance de caractères, leurs chemins à dévié au moment d'entrer dans la vie active. Sarah a une petite vie tranquille, bien rangée, classique. Quand à Nathan, était rêveur, avait dut mal à trouver sa place dans la société.
Lorsque Sarah apprend la mort de son frère bien aimé, elle a dut mal à se remettre. C'est comme si on l'avait amputé d'un membre. Elle cherche à savoir pourquoi.
Elle part au Japon - partie la plus intéressante pour moi lors de la lecture non pas à cause de l'exotisme du voyage mais vis à vis du personnage. En voulant remarcher sur les pas de Nathan, elle se remet en question, s'aperçoit qu'il y avait bien des choses qui n'allait pas dans sa petite vie tranquille...
 
Header image by sabrinaeras @ Flickr