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jeudi 24 février 2011

Cléo et Sam : une amitié au-delà de la mort, Helen Brown

Présentation de l'éditeur :
Le témoignage bouleversant d'une mère : comment un chaton, Cléo, va aider une famille à faire le deuil d un petit garçon, Sam. Helen est mère de deux garçons, Sam et Rob. Sam, l'aîné, 10 ans, est passionné par les animaux. Quand la voisine Léna leur propose un chaton, Sam insiste auprès de ses parents pour l'adopter. Helen accepte que ses fils aillent voir les chats mais refuse catégoriquement qu'ils en rapportent un à la maison. Quelques mois plus tard, c'est le drame. Sam, qui a trouvé un pigeon blessé, veut le porter chez le vétérinaire. Sur le chemin, une voiture percute et tue le petit garçon. Rob, impuissant, assiste à la scène. Il ne s'en remettra jamais vraiment. La famille va réapprendre à vivre en accueillant, d'abord avec réticence, le petit chat qu'apporte Léna. Le petit chat de Sam, celui qu'il aurait pu avoir. Une petite chatte en réalité, Cléo, qui va recevoir la tendresse que la famille avait pour Sam. Helen Brown, la maman de Sam, signe un témoignage à couper le souffle. Elle raconte avec émotion le deuil difficile d'une mère et d'une famille, ou comment elle a dû apprendre à se reconstruire. Cléo et Sam, son témoignage traduit dans de nombreux pays, fera écho auprès de tous les parents qui n'osent imaginer le pire, l'impensable.



Moi :
Je l'ai lu en anglais "Cleo", et la présentation de l'éditeur n'en dévoilait pas tant...C'était tout aussi bien la couverture que le sujet qui m'a attiré : une histoire vraie concernant un chat.

Durant la lecture de ce témoignage d'une mère qui fait le deuil de son fils, j'ai pleuré, sourit voire rire par moment. Étant une grande amoureuse de chats, je n'ai pu m'empêcher de penser à ceux avec qui j'ai partagé des bon moments. Mais, ici, c'est aussi le témoignage d'une mère de famille qui raconte comment elle - qui n'était pas une personne à chat, mais plutôt chien- a su reprendre le dessus grâce à une petite chatte : Cleo. Comment la vie d'un si petit être, fragilisé à la naissance s'est battu pour sa propre vie et n'attendait que de l'amour.
Une très belle histoire de courage et d'amour entre une famille et un petit chat qui leur a redonné vie.


Dans le même genre, histoire vraie avec animaux : Dewey, le chat libraire.

lundi 8 mars 2010

Les tribulations d'une caissière, Anna Sam

Présentation de l'éditeur :
Que voit-on du monde et des gens quand on les voit du point de vue d’une caissière de grande surface ? Que sait-elle de nous en voyant ce que nous achetons, ce que nous disons, les questions que nous posons ? Le passage en caisse est en réalité un moment très particulier. À tort, nous pensons que tout est neutre dans cette opération et nous ne nous surveillons pas. La caissière est pour nous un regard aveugle, à la limite elle est elle-même une machine. Nous nous montrons donc comme nous sommes. Et lorsque la caissière s’appelle Anna Sam, qu’elle est titulaire d’une licence de lettres et qu’elle n’a pas les yeux dans la poche de sa blouse, elle saisit sur le vif nos petits mensonges, nos petites lâchetés, nos habitudes plus ou moins bizarres, et elle en fait un livre qui ne ressemble à aucun autre.


Moi :
Avant qu'elle ne publie son livre, je la lisais déjà sur son
blog. J'avais été caissière le temps de quelques mois et j'aimais sa façon de décrire ce travail, les témoignages des deux cotés, etc.
Lors de sa sortie, je ne me suis pas précipité dessus, et non plus lorsque j'avais vu sur le site de la bibliothèque d'Helsinki.
Mais voilà que lorsque je suis allée à la biblio de ma commune voir ce qu'il y avait de nouveaux en titres français, je l'ai vu. Puis je l'ai feuilleter et je me suis dit que cela ne me coutera rien d'essayer de le lire.
Anna raconte très bien ses tribulations ( pour certaines d'entre elles avec un peu de cynisme) que toutes caissières reconnaitrons parce que cela nous ai au moins arrivé une fois. Des choses déjà vu, et qui sur le moment a été pénible mais lors de la lecture a su me tirer un sourire.
Des sourires, ca il y en a eu lors de cette lecture qui tombait bien : je cherchais à penser un moment, sans prise de tête.
Un livre qui se lit vite toutefois.
Et si les clients le lisaient, se reconnaitront-ils dans l'une des catégories décrite ?
J'ai vu que Anna en avait écrit un deuxième : conseils d'ami à la clientèle. D'après le peu de critiques que j'ai lu, pas très positif mais comme il est à la bibliothèque, je l'emprunterais et je verrais bien.

mercredi 9 décembre 2009

L'histoire de Chicago May, Nuala O'Faolain

Présentation de l'éditeur :
En 1890, quand May Duignan débarque aux Etats-Unis en provenance de son Irlande natale, elle n'a pour tout bagage que son intrépidité, sa frimousse ravageuse et une bourse contenant les économies volées à ses parents. C'est le début d'une longue vie de crimes et d'aventures. Du Nebraska à New York, de Londres à Paris, celle que l'on appelle désormais Chicago May sera tour à tour prostituée, arnaqueuse, danseuse de revue et braqueuse de banque. Elle connaitra la fortune et la déchéance, les palaces et la prison, mais jamais elle n'abdiquera face aux évènements. Fascinée par ce destin hors du commun, Nuala O'Faolain témoigne de sa quête pour comprendre et raconter cette femme et son temps.


Moi :
C'est rare que je lise des autobiographies mais celle-ci m'avait attiré par le fait que c'était une irlandaise émmigrant aux Etats Unis fin du 19ème siècle.
L'auteur nous explique comment elle tombée sur le nom de Chicago May et pourquoi elle a voulu écrire son histoire.
Je ne peux pas dire que se soit une bio passionnante mais j'ai aimé le côté où l'auteur décrivait la vie d'époque et comment devait se sentir Chicago May, en tant que jeune femme immigré dans un pays où elle ne connaissait personne. Puis ainsi que les femmes de sa condition.

Beaucoup de noms cités, auquel, par moments je me désintéressais. Aussi un peu d'histoire d'Irlande, la vie d'époque dans les contrés lointaines du pays, d'où venait Chicago May. Quelques photos illustrés certaines parties du romans.



Extrait :
"Elle s'éveillait dans l'après-midi dans un grand lit où,j'imagine, un vieux manteau de fourrure miteux servait de couverture d'appoint et où les rideaux étaient cloués à la fenêtre et non suspendus. Je suppose qu'elle pouvait entendre de la rue un homme vendant du combustible à la criée, et qu'il lui montait un sac de charbon. Peut-être y avait-il une domestique quelque part qui allumait le feu et posait une casserole de café en équilibre dessus - May devait se blottir dans la chaleur dès l'instant où le feu rougeoyait. Elle lève sa tasse de café d'une main nerveuse, extrait quelque chose à se mettre hors du chaos de ses vêtements, rafraichît son visage brûlant dans l'eau froide d'une cuvette en fer. Puis elle file vers son banc ou sa chaise attirés dans le saloon quelconque qui était à ce moment-là le quartier général de sa bande."

lundi 23 novembre 2009

Ma vie ratée d'Amélie Nothomb, Frédéric Huet

Présentation de l'éditeur :
Dans un récit autobiographique, Frédéric Huet nous confie son désir le plus cher, son obsession : écrire et être publié, en vain jusqu'ici. Il aurait pu et pourrait décider de travailler « comme tout le monde » tout en continuant d'écrire en parallèle mais non, il est écrivain, ne sait qu'écrire et ne veut rien faire d autre. Il en paye le prix fort : RMIste, il fait des ménages pour arrondir ses fins de mois. Passionné de littérature et d'édition, il analyse les rouages et les acteurs de ce milieu tant convoité : les éditeurs, les médias, les libraires et surtout les auteurs de best-sellers comme Amélie Nothomb ou Anna Gavalda. Fasciné par la figure d'Amélie Nothomb, cette dernière est, pour lui, le symbole de la réussite dans l'édition, une figure monstrueuse, une machine à succès.



Ce que j'en dit :
J'avais d'abord lu une critique de ce "journal" dans la magazine Marie-Claire au mois de septembre. Je l'avais donc mis entre parenthésé sur ma LAL. Ce livre avait de quoi m'intriguai déjà par son titre. Titre assez accrocheur à mon avis, et me demandais si l'auteur avait une dent contre elle...D'ailleurs pour reprendre l'auteur sur le titre, il écrivit ceci : " Normalement ce journal devrait s'appeler Notes de rien. Mais je crois que je vais plutôt l'appeler Ma vie ratée d'Amélie Nothomb. C'est plus commercial. Faut que ca se vende tout de même."
J'aime bien A. Nothomb mais sans plus : j'en ai lu quelques un, ca s'arrête là. Puis la couverture, du moins sa photo, n'arrêtait pas de hanter mon esprit en voyant le titre sur mon carnet. Je l'ai commandé et pas regretté une seule seconde cette lecture ! J'avais peur que le magazine avait exagéré
.
L'auteur avait écrit près de dix ans plus tôt un roman "Papa a tort". Depuis, il a essayé de se faire publier pour d'autres romans mais sans succès. Dans ce journal ( où les dates ne sont pas écrite) il nous raconte ses déboires à se faire publier : cela nous donne une idée comment ca se passe avec les maisons d'éditions. J'ai beaucoup aimé ses références vis à vis aux stagiaires dans ces lieux. Il nous parle aussi de ses journées, de ses moments au sauna, de ses petits scénarios si tel roman était accepté d'être publié. Et surtout il écrit beaucoup de choses sur Amélie Nothomb, et bien d'autres auteurs : Anna Gavalda, Frédéric Beigbeder...Il cite certaines de leurs réponses suite à une interview pour un quelquinc magazine.

Un récit à prendre au second degrés, avec une pincée (petite ou grosse, je vous laisserais juger) de cynisme. Une lecture qui m'a bien plus.
Par contre à éviter pour ceux à qui le sexe est intolérable : il y a quelques passages sur les relations homosexuelles. Ainsi que du vocabulaire assez malpoli, un peu sec...
Beaucoup de sourires aussi durant cette lecture. Surtout à la fin lorsqu'il écrit : "[...] j'avais un texte qui pourrait peut-être intéresser une petite maison d'édition, pas une grosse puisque je ne vais tout de même pas envoyer mon manuscrit chez ceux que j'ai critiqué ici, ce serait le comble." Là, je n'ai pas pu m'empecher de pouffer (dans un train remplis avec des regards aussitôt braqués sur moi :p)



Extraits : "Tout à l'heure j'ai cru que c'étaient les éditions Naive qui m'appelaient pour un texte que je leur ai soumis : Guillaume Dustan ( un texte où je raconte que je l'avais pour amant, que j'étais une assez bonne salope). En fait c'était ma salle de sport qui m'appelait pour que je me réabonne. Ils sont sans gênes à ma salle de sport. Ils doivent manquer d'argent eux aussi. C'est pas possible. L'appât du gain. Toujours. Encore. Et toujours."

"Pourquoi je parle toujours que des gens connus, et jamais de gens qui n'arrivent pas à percer ? Qui n'intéressent personne ? Dont personne ne parle ? Parce que les gens pauvres n'intéressent personne, c'est ça ? Mais moi, je veux être connu, alors comment fait-on ? Plagier les gens peut-être ?"
 
Header image by sabrinaeras @ Flickr