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mardi 23 février 2010

Dans la ville des veuves intrépides, James Canón

Présentation de l'éditeur :
Baroque, foisonnante, éblouissante de fantaisie, la chronique tragico-burlesque d'une bourgade perdue au fin fond de la Colombie. Un roman brillant, inventif, hilarant, par le fils spirituel de Garcia Márquez et de Vargas Llosa. Depuis ce jour où les guérilleros ont débarqué et réquisitionné tous les hommes du village, Mariquita tombe en ruine. Seules, livrées à elles-mêmes, les femmes ne savent plus à quel saint se vouer. Qu'à cela ne tienne. De ménagères soumises, d'épouses dociles, les femmes vont se transformer en leaders politiques de choc, instigatrices flamboyantes d'un nouvel ordre social. Ainsi, les très moustachues sœurs Morales décident de remédier à leur condition de célibataires frustrées en créant un bordel ambulant ; Francisca, la veuve d'un grippe-sou notoire, mène la grande vie après avoir découvert le magot de son mari. Et surtout, Mariquita peut compter sur la tenace Rosalba, la veuve du brigadier, auto-proclamée maire, et sur le padre Rafael, seul rescapé de la gent masculine, qui n'hésite pas à se porter volontaire pour assurer la procréation de la nouvelle génération...



Moi :
C'est le titre qui avait attiré mon regard.

L'histoire se passe dans un petit village, Mariquita, en Colombie, en 1992.
Voilà qu'un beau jour la guérilla arrive pour recruter des hommes. Cela ne se fait pas comme la guérilla le souhaite et prend de force tout garçons à partir de 12 ans jusqu'au plus vieil homme avec eux.

La vie du village se retrouve différente. Beaucoup de choses se laissent aller.

Chaque chapitre raconte l'histoire de l'une d'entre elle, à quelques mois d'intervalle si ce n'est une année entre chaque chapitre / histoire. Chaque histoire peu être considéré comme un conte car même si le chapitre est principalement basé sur l'une d'elle, l'auteur nous laisse savoir comment les veuves reprennent en main leur village, les controverses qu'elles racontrent. Après tout, il faut qu'elles se débrouillent sans hommes. Certaines gardent espoir de les revoir, d'autres font des découvertes, les méprisent... En bref, imaginez vous que vous vivez dans un petit village perdu sans hommes :)

Un roman qui m'a beaucoup plus pour sa présentation, son histoire. Au fil de la lecture, on souhaite savoir un peu plus sur elle, sur comment vont-elles se débrouiller, est-ce que leur village survivra ?
Bien sûr, il a des passages auquels je m'y suis attendue vis à vis de certaines circonstances.
Histoire remplit d'émotions, d'humour mais aussi de réalisme car l'auteur y décrit aussi dans certains passages la vie de femmes en Colombie. Puis entre chaque chapitre (le temps d'une page) un homme de la guérilla ou de la paramilitaire témoigne de ce qu'il a vu et fait.


Un roman que je recommanderais. (sortie en poche en mars)

samedi 23 janvier 2010

Les cousines, Aurora Venturini

Présentation de l'éditeur :
Vulnérable, dyslexique, belle et mélancolique, Yuna raconte la vie d'une famille argentine extravagante et dégénérée. Mariages insolites ou endogames, romances brèves et scandaleuses, sexualité obscure, destins improbables... La vie révèle mille drames et déceptions, dont Yuna se fait l'observatrice impitoyable. La jeune fille montre très tôt des dons exceptionnels en peinture. Mais dans sa famille, personne n'en comprend la valeur et la signification. Pourtant Yuna est une promesse, la promesse d'une résurrection possible à travers la création.

Mon petit mot dessus :
Dès la première page, je me posa la question qu'elle âge pouvait bien avoir notre narratrice Yuna. Le ton était enfantin...Puis, il y avait la ponctuation que je remarqua quelques pages plus loin, il manque des points et des virgules que Yuna expliquera par " j'étais très différente de la sotte de l'extérieur qui parlait sans points ni virgules car si elle elle les mettait elle perdait la parole." L'auteur, par son écriture, nous fait vite comprendre quel genre de handicape a Yuna : lègrèrement retardé, "sotte", une "idiote". Car, là encore dès la première page, Yuna nous décris sa mère, du moins le caractère qu'elle a lors de sa profession...Mais pour une femme comme, ça doit être un fardeau d'avoir deux filles handicapés : Yuna et sa soeur cadette Bertina. La dernière étant plus lourdement handicapé.
Yuna arrive à l'année de ses 18 ans lorsqu'elle nous fait une présentation de sa famille déjanté dans la première partie du livre. Elle nous parlera beaucoup de ses tantes Nené et Ingrazia. La première n'approuvant pas les dire du professeur d'art de Yuna, pour cette femme, tout comme sa sa soeur - la mère de Yuna - les dessins et peintures de sa nièce ne représentent guère que des pantins...après tout c'était une idiote, que pouvait-on s'attendre d'elle ? Pourtant elle persistera à peindre et dessiner et à s'exposer.

Notre narratrice parlera aussi de ses cousines qui sont comme "elle" : une est idiote, et l'autre petite de taille.
Cette présentation nous donne une ambiance dans lequel a grandi Yuna. Surtout que dans cette partie là, un malheur arrive mais pas seul. Tout cela est raconté sous un humour sombre, et qui m'ont fait sourire par moments sachant de quel genre de personne ça venait. Dans la deuxième partie, elle se rapproche de sa cousine Petra qui lui explique certaines choses de la vie, et qui se montre d'une patiente bienveillante...ou malveillante ?
Quand à la troisième et dernière partie du roman, ca se déroule chez elle, sous le toit de sa mère, mais le sujet principal est l'amour, ses peintures, et surtout sa sœur Betina et des personnes qui profitent des plus faibles comme ces deux sœurs.

Pour moi, malgré que le personnage de Yuna soit mélancolique l'auteur y a glissé une touche d'humour noir qui rend la lecture plus facile, plus attrayante : de ce fait, j'ai voulu continuer ma lecture et découvrir ces nouvelles images que certains passages me renvoyaient avec délices (petite pensée pour Petra et une vengeance à laquelle elle y tenait absolument).
A la fin de ma lecture, j'avais l'impression que d'un côté Yuna avait gagné un peu plus de confiance en elle à la manière dont elle s'exprimait (et aussi ponctuation) dut à sa façon de s'exprimer à travers son art? Ou par l'amitié qu'elle a lié avec sa cousine ?


Je remercie beaucoup BOB et les éditions Robert Laffont pour ce partenariat et cette découverte :)

samedi 19 septembre 2009

Chocolat amer, Laura Esquivel

Présentation de l'éditeur :
Dans le Mexique du début du siècle, en pleine tempête révolutionnaire, Tita, éperdument éprise de Pedro, brave les interdits pour vivre une impossible passion. À cette intrigue empruntée à la littérature sentimentale, Laura Esquivel mêle des recettes de cuisine. Car Tita possède d'étranges talents culinaires : ses cailles aux pétales de roses ont un effet aphrodisiaque, ses gâteaux un pouvoir destructeur. L'amour de la vie est exalté dans ces pages d'un style joyeux et tendre, dont le réalisme magique renvoie aux grandes oeuvres de la littérature latino-américaine. Chocolat amer, adapté en film sous le titre Les épices de la passion, s'est vendu à plus de quatre millions d'exemplaires dans le monde.

Ce que j'en dis :
Une histoire d'amour qui prend place au Mexique. Tita est née dans une famille où les traditions sont sacrès : la dernière fille veillera sur sa vieille mère, donc ne pourra pas se marrier. Toute facon Tita a grandit et a été élevé dans la cuisine de la maison familliale. Lorsque Pedro demande sa main à la mère que cette dernière lui fait une offre, il la prend.
Pendant de longues années Pedro et Tita s'aimeront et seront malheureux...Tita rencontrera un autre homme et se remettra en question entre Perdro et cet homme là.
Quand à Tita, lorsqu'elle cuisine, ses émotions vont à travers les aliments et ces plats ont par moment de drôle d'effets sur les gens qui les mangent. C'était un des aspects du roman qui m'a plus. A chaque nouveau chapitre commence par le début d'une recette de cuisine.
Un roman agréable à lire. Le titre n'a rien à voir avec le contenu si ce n'est que l'histoire d'amour de Tita aurait eu un gout amer.

Pour ceux et celles qui ont lu et aimé "Le coeur cousu" De Carole Martnez, je vous recommande de le lire.

dimanche 9 août 2009

Le jeu de l'ange, Carlos Ruiz Zafon

Présentation de l'éditeur :
" je t'emmenerais dans un endroit secret où les livres ne meurent jamais et où personne ne peut les détruire..."
Barcelone, années 1920. David Martin, dix sept ans, travaille au journal La voz de la Industria. Son existence bascule un soir de crise au ournal : il faut trouver de toute urgence un remplacant au feuilletoniste dominical. Sur les conseils de Pedro Vidal, chroniqueur à ses heures, David est choisi. Son feuilleton racontre un immense succès et, pour la première fois, David est payé pour ce qu'il aime le plus au monde : écrire.
En plein succès, David accepte l'offre de deux éditeurs peu scrupuleux : produire à un rythme effréné des feuilletons sous pseudonyme. Mais après quelques années, à bout de force, David va renoncer. Ses éditeurs lui accordent alors neuf mois pour écrire son propre roman. Celui-ci, boudé par la critique et sabordé par les éditeurs, est un échec. David est autant plus desespéré que la jeune fille dont il est amoureux depuis toujours - et à laquelle le livre est secretement dédié - va épouser Pedro Vidal.
Son ami libraire, Sempere, choisit ce moment pour l'emmener au Cimetière des livres oubliés, où David dépose le sien. Puis il arrive un offre extraordinaire : un éditeur parisien , Corelli, lui propose, moyennant cent mille francs, une fortune, de créer un texte fondateur, sorte de nouvelle Bible, "une histoire pourlaquelle les hommes seraient capable de vivre et de mourir, de tuer et d'être tués, d'offrir leurs âmes".
Du jour où il accepte ce contrat, une étrange mécanique du meurtre se met en place autour de David. En vendant sa liberté d'écrivain, aurait-il vendu son âme au diable ? Epouvanté et fasciné, David se lance dans une enquête sur ce curieux éditeur, dont les pouvoirs semblent transcender le temps et l'espace.


Mon avis :
Comment ne pas penser à "l'ombre du vent" en refermant ce roman (lu en anglais, sortie en édition francaise le 14 aout si je me souviens bien) Pourquoi ? Tout simplement parce que c'est le même genre que le roman précedent de l'auteur : gothique, mystique, sombre...Puis j'ai retrouvé avec plaisir à deux reprises le cimetières des livres oubliés, puis durant une grande partie de l'histoire la librairie de Sempere et fils. Puis il y a ce mystérieux personnage, Andreas Corelli, qui fait d'abord une offre à David, et la lui re-propose un an après. Qui est-il vraiment ? Il m'a donné l'impression d'être le diable en personne...mais à la fin de ma lecture, je n'ai su quoi en penser.
Toute facon, une grande partie de ce roman plane sur un mystère. J'ai eu surtout aussi cette impression de déja vu, ou plutot déjà lu tellement il y a de points semblables a "l'ombre du vent". Comme David Martin qui est sur les traces d'un auteur d'un livre bien particulier.
Roman que j'ai aimé mais je recommanderais toutefois à quelqu'un qui souhaite lire un roman de cet auteur de lire le fabuleux "l'ombe du vent" avant de lire celui-ci.

Extrait (le magzine Lire avait publié dans leur dernier numéro le premier chapitre du roman)
"Un écrivain n'oublie jamais le moment où, pour la première fois, il a accepté un peu d'argent ou quelques éloges en échange d'une histoire. Il n'oublie jamais la premiére fois où il a senti dans ses veines le doux poison de la vanité et cru que si personne ne découvrait son absence de talent, son rêve de littérature pourrait lui procurer un toit sur la tête, un vrai repas chaque soir et ce qu'il désirait le plus au monde : son nom imprimé sur un misérable bout de papaier qui, il en est sûr, vivra plus longtemps que lui. Un écrivain est un condamné à se souvenir de ce moment, parce que dès lors, il est perdu : son âme a un prix."



 
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